Rencontre Gouvernement/Secteur privé :les acteurs économiques invités à investir et produire burkinabè

Les lampions se sont éteints sur la 22e édition de la rencontre Gouvernement/Secteur privé hier 11 novembre 2025 à la maison de la culture Anselme Titianma Sanon à Bobo-Dioulasso. 48 heures durant, membres du gouvernement et acteurs du monde des affaires ont échangé sans langue de bois sur le thème de cette édition.

 

Cela fait déjà plusieurs années que le gouvernement et le secteur privé se rencontrent pour échanger sur les différentes préoccupations des acteurs du monde des affaires. Cette année, cette rencontre est à sa 22e édition et marque une «étape importante dans notre volonté commune de construire une économie véritablement endogène portée par nos ressources, nos intelligences et nos valeurs», selon le Premier ministre Rimtalba Jean Emmanuel Ouédraogo. A l’entendre, il est plus que nécessaire de trouver et de mettre en œuvre avec l’implication de tous les acteurs concernés, des solutions adaptées aux besoins et aux attentes de l’ensemble des acteurs économiques. Le Chef du gouvernement, durant cette cérémonie de clôture, a invité chacun à redoubler d’engagement en faveur du développement endogène et durable du Burkina Faso. «Le patriotisme économique doit devenir le moteur de notre redressement. Investir chez nous, produire burkinabè, consommer burkinabè, c’est affirmer notre dignité collective et renforcer notre souveraineté», insiste Rimtalba Jean Emmanuel Ouédraogo.

Une Thématique pertinente

«Développement des Infrastructures : Enjeux, Défis et Engagement patriotique pour une économie durable». C’est sous ce thème que s’est tenue la 22e édition de la rencontre Gouvernement/Secteur privé. Selon le ministre en charge de l’industrie, Serge Poda, tous les participants ont reconnu la pertinence dudit thème. En ce sens que sans infrastructures énergétiques, de télécommunications, de transports et logistiques entre autres, il n’y a pas de compétitivité des nos produits, se convainc le ministre en charge de l’industrie. Il soutient donc que les échanges ont permis d’aboutir à un certain nombre de propositions d’actions à mettre en œuvre. Par exemple, la «nécessité de mobiliser les ressources innovantes à orienter vers la réalisation d’infrastructures structurantes pouvant soutenir la dynamique de production endogène prônée par les plus hautes autorités du pays. Sans oublier le renforcement du partenariat entre le secteur privé et celui public», précise Serge Poda.

Pour sa part, Achille Sow, président de la délégation spéciale consulaire de la Chambre de Commerce et d’Industrie du Burkina, tout en reconnaissant effectivement la pertinence du présent thème, ajoute qu’il s’inscrit dans le sillage de la Révolution progressiste populaire impulsée par le Capitaine Ibrahim Traoré, Chef de l’Etat. Cela appelle chaque Burkinabè à un sursaut patriotique pour bâtir les fondements de la souveraineté de notre Faso, ajoute-t-il. Achille Sow a aussi réaffirmé l’engagement de tout le secteur privé à faire sien la vision du gouvernement et à investir les secteurs stratégiques de l’économie nationale afin de faire de la souveraineté économique une réalité au Burkina Faso. Par ailleurs, le Chef du gouvernement a affirmé avoir engagé le secrétariat à traduire les principales recommandations en plan d’actions concrètes, assurer un suivi rigoureux et efficace de leur mise en œuvre. Il a dit alors que ce suivi devra être orienté vers des résultats tangibles, mesurables et alliant «sur notre objectif commun, à savoir bâtir une économie endogène, résiliente et souveraine», lance Rimtalba Jean Emmanuel Ouédraogo.

Abdoul-Karim Etienne SANON