Reprise des classes, une rentrée scolaire pas comme les autres

C’était hier 1er octobre la reprise des cours au primaire et au secondaire sur toute l’étendue du territoire national. Après une année scolaire 2019-2020 perturbée par la maladie à Coronavirus. Malheureusement, c’est pratiquement dans le même contexte que la rentrée s’est effectuée. Si bien que le trop plein d’enthousiasme habituel qui accompagne généralement les rentrées scolaires n’était pas au rendez-vous. Non seulement chez les parents, mais également chez les apprenants et les encadreurs. Le défi est donc lancé, car l’objectif principal est de réussir la nouvelle année scolaire qui s’ouvre.

D’abord au niveau du ministère, où il existe certainement une feuille de route des actions planifiées tout le long de l’année, aucun acteur ne voudra d’une nouvelle année scolaire en queue de poisson. La précédente ayant été incomplète (qu’on le veuille ou non), tout doit être mis en œuvre pour rattraper le retard et finir les programmes en cours. C’est au gouvernement qu’il revient de créer les conditions pour cela. Ce qui passe dans un premier temps par la mise à disposition des encadreurs (enseignants et personnels d’encadrement) de tout ce qui peut être nécessaire pour leur permettre de jouer au mieux leur rôle. Car en matière d’éducation, il faut éviter le tâtonnement comme on l’a souvent vu. Aussi, avec les partenaires sociaux (syndicats et autres acteurs de l’éducation), il faut tenir un langage de vérité. Ils ne sont en aucun cas opposés à une éducation de qualité. Ils ne sont pas non plus des adversaires politiques. Mais, des personnes qui ont choisi d’éduquer, de partager leur savoir mais pas dans n’importe quelle condition. Pour cela, ils sont aussi sensibles car autant que le gouvernement, ils connaissent les limites des ressources dont dispose le pays. Il faut donc leur faire confiance et non pas les traiter comme s’ils ne savaient pas ce qu’ils veulent.

De leur côté, les organisations syndicales de l’éducation et tous les autres acteurs doivent comprendre qu’autant l’année écoulée a été exceptionnelle, autant celle qui débute le sera encore plus. Les efforts à fournir seront encore plus grands et chacun doit nécessairement s’engager et jouer à fond sa partition. Tout ce qui constitue un engagement doit être respecté dans la mesure du possible. Connaissant les réalités du pays, les acteurs syndicaux sont mieux placés pour savoir ce qui est faisable maintenant et tout de suite et ce qui ne l’est pas. Il ne servira donc à rien de perturber l’année scolaire de revendications tout juste pour emmerder le gouvernement. Car, c’est de l’avenir de nos enfants qu’il s’agit.

Quant aux parents et aux élèves, personne n’a besoin de leur dire qu’ils doivent chacun jouer pleinement son rôle. Aucun parent ne veut payer de l’argent pour rien. Chaque enfant doit comprendre que lorsqu’on accepte d’emprunter le chemin de l’école, c’est pour se former pour la vie, participer à son propre épanouissement et à celui de sa communauté. Si tout cela est bien compris, en principe, il ne devrait y avoir de problèmes. Mais enfin…

Dabaoué Audrianne KANI

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