Des morts et une disparition bien suspectes !

Tout a commencé par Boukaré Kouanda, ancien député du parti Le Faso Autrement  retrouvé mort auprès de sa moto le 16 janvier 2021, dans des circonstances non encore élucidées. Puis, c’est le corps d’un travailleur de la Société nouvelle-Société sucrière de la Comoé (SN-SPSUCO), disparu depuis le 13 décembre 2020, qui sera retrouvé le 18 janvier sous un pont à Takélédougou (région des Cascades). Là aussi, aucune information exacte sur les circonstances de la mort de Sanou Roland, puisque c’est de lui qu’il s’agit, n’est connue jusqu’à présent. Le lendemain 19 janvier, toujours dans la même région des Cascades, c’est l’Abbé Rodrigue Sanou qui disparaît alors qu’il avait quitté sa paroisse à Soubaganyédougou et se rendait à Banfora pour une rencontre. Sa voiture sera retrouvée le lendemain 20 janvier à Toumousséni, à une vingtaine de kilomètres de Banfora. Même s’il ne faut pas tout de suite lier ces deux morts et cette disparition, suspectes, il faut tout de même reconnaître qu’elles sont bien troublantes. Car, la coïncidence de ces trois événements bien douloureux interpelle plus d’un.  Ce d’autant plus que, à l’heure où nous écrivions ces lignes, aucune information officielle n’était venue étayer aucune piste. Autrement, jusqu’à présent, on ne sait pas de quoi sont morts l’ancien député Kouanda Boukaré et l’ex-travailleur Roland Sanou et les raisons de la disparition de l’abbé Rodrigue Sanou. Sont-ce des actions terroristes, des actes de grand banditisme, des règlements de compte ? Pour l’instant, toutes les hypothèses sont ouvertes.

En effet, ces morts et cette disparition rappellent les moments sombres du terrorisme et naturellement, font peur aux Burkinabé. La zone de Banfora étant une zone à risque (terroristiquement parlant), il faut lors craindre que ce ne soit pas une recrudescence de ce phénomène que redoutent les Burkinabé. Il faut également craindre que ces actes ne soient pas un retour du grand banditisme qu’a connu à un moment donné cette région du Burkina, frontalière avec le Mali et la Côté d’Ivoire.

Au regard de tout cela, les populations doivent tisser des liens très forts de collaboration avec les Forces de défense et de sécurité afin de contribuer rapidement à sécuriser la région. Dans la zone, il existe également les chasseurs traditionnels dozos, bien organisés en confrérie qui pourraient eux aussi, très rapidement se joindre aux FDS pour mettre fin à ces actes d’insécurité dont les conséquences sur le vécu quotidien et les actions de développement sont bien graves.

Cette implication des populations ne doit pas se limiter à la seule région des Cascades car, le phénomène du terrorisme existe sur toute l’étendue du territoire national. Il est donc fait appel à l’ensemble des Burkinabé de redoubler de vigilance et de poursuivre sans relâche la collaboration avec les FDS pour lutter efficacement conte ces fous de la mort. La lutte étant longue, elle nécessite un véritable engagement et une résilience à toute épreuve. Vivement que l’abbé Rodrigue Sanou soit retrouvé et que les assassins de Kouanda Boukaré et de Sanou Roland soient retrouvés et châtiés.

Dabaoué Audrianne KANI

 

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