
A Bobo-Dioulasso, l’heure est à la saison des mangues. Habituellement abondante en cette période, ce fruit très prisé par les consommateurs se fait rare. Constat au marché de fruits et légumes au secteur 09 de la ville.
La mangue, un fruit très prisé, fait vivre de nombreux acteurs. Grossistes, Commerçants, acheteurs, tous sont généralement en mouvement pendant cette période pour satisfaire leurs besoins. Des camions remplis de mangues prêtes à être déchargées par ci, des détaillants qui s’en procurent suffisamment par là et non loin des consommateurs qui n’en restent pas moins. Cependant dans les principaux marchés de la ville comme au marché de fruits et légumes, les étales autrefois remplis de mangues sont aujourd’hui presque vides. Habituellement, le fruit est vendu à des prix abordables. Le peu de mangues visibles est vendu chèrement. Une situation qui embarrasse non seulement les commerçants, mais aussi les clients. Rosalie Yougma, vendeuse de mangues au marché de fruits et légumes de Bobo-Dioulasso, témoigne que le prix des mangues a augmenté. Elle ajoute aussi que cela est non seulement dû à la mauvaise production, mais aussi à une pluviométrie précoce. Une situation qui entraine la baisse de l’offre et la rareté des clients. Et à Bouraima Sanou, un autre commerçant de renchérir en ces termes : « Plus ton produit est cher, moins tu gagne en clientèle et en économie ». Autrement dit, la baisse de l’offre entraine non seulement une augmentation des prix, mais aussi une diminution des revenus. Outre cela, « nous avons aussi les effets des aléas climatiques de ces derniers mois qui n’ont pas été favorables à la cueillette ». Pour le jeune revendeur de mangues, la situation ne se situe pas au niveau des commerçants car de l’acheminement des vergers jusqu’au marché, il y a tout un processus. Les mangues proviennent du Kénédougou et de la Comoé. Oumar Konaté explique que le carton de mangues qui était vendu à 5000F CFA les années antérieurs à la même période, est aujourd’hui à 7500F CFA, chose qui ne l’arrange pas. Mais il faut reconnaître que même avec sa cherté, l’affluence est toujours rude autour de ce fruit précieux. Les mangues emballées dans les cartons prêts à être expédiés dans plusieurs localités du pays, les clients qui faufilent autour, sans oublier ces manutentionnaires qui se font de l’argent à longueur de journée. Tout cela témoigne de l’importance de la mangue.
Mahamata OUATTARA/stagiaire
Gnouma SANOU/ stagiaire