Santé animale : les premiers produits vétérinaires made in Burkina dans 18 mois

Le ministre d’État, ministre de l’Agriculture, des Ressources animales et halieutiques, le Commandant Ismaël Sombié, a procédé à la pose de la première pierre d’une unité de production de médicaments vétérinaires à Samendéni. C’était le vendredi 23 mai 2025.

 

C’est devant une foule composée d’éleveurs, de responsables administratifs et de partenaires techniques que le représentant du Président Ibrahim Traoré, le Commandant Ismaël Sombié, accompagné de certains de ses collègues du gouvernement, a lancé les travaux de cette future usine, située à Samendéni, dans la région des Hauts-Bassins.

Cette initiative répond à un double objectif : améliorer la santé animale et réduire la dépendance aux importations, souvent coûteuses et sujettes à des ruptures de stock. D’un coût global estimé à plus de 20 milliards de FCFA, cette infrastructure aura pour mission essentielle de produire des médicaments vétérinaires conformes aux normes nationales et internationales, selon le Capitaine Aboubacar Nacro, Directeur général des services vétérinaires.

Avec une capacité de production annuelle de 50 millions de doses liquides et 60 millions de doses lyophilisées, l’unité produira notamment des vaccins contre la maladie de Newcastle, la péripneumonie contagieuse bovine, la peste des petits ruminants et le charbon bactéridien.

« Ces volumes permettront non seulement de satisfaire les besoins nationaux en matière de vaccination animale, mais également d’envisager l’exportation vers d’autres pays de la sous-région. Nous avons 18 mois pour réaliser les travaux et produire les vaccins destinés aux prochaines campagnes », a déclaré le Capitaine Aboubacar Nacro.

Caractéristiques de l’infrastructure

Bâtie sur 40 hectares, l’infrastructure dont la pose de la première pierre a eu lieu ce vendredi 23 mai 2025, comprendra plusieurs blocs. À en croire le Capitaine Aboubacar Nacro , « l’infrastructure est composée de plusieurs blocs, à savoir un bloc administratif avec un poste sanitaire et un restaurant qui permettra aux travailleurs de se restaurer sur place. Nous avons également un bloc technologique avec deux unités : une pour la production des médicaments et vaccins, et une autre dédiée à la production spécifique du vaccin contre le charbon bactéridien, une maladie zoonotique transmissible de l’animal à l’homme, et pouvant causer de lourds dégâts ». En plus de ces installations, une animalerie est prévue pour héberger les animaux sur lesquels seront testés les médicaments produits. Un champ fourrager sera également mis en place pour assurer l’alimentation des animaux sur le site.

« C’est un projet qui se veut véritablement intégré», conclut le Capitaine Nacro.

Aymeric KANI