
Le fondateur de l’association « Action Humanitaire » de Bobo-Dioulasso, Kiswendsida Didier Kaboré, a fait don de 365.000 FCFA au profit du service néphrologie du Centre Hospitalier Universitaire Souro Sanou de Bobo-Dioulasso. C’était le mercredi 18 mars 2026.
C’est en solidarité et sensibilisation aux personnes souffrantes de maladies rénales que le fondateur de l’association « Action Solidaire » de Bobo-Dioulasso, Kiswendsida Didier Kaboré, a fait ce don au service néphrologie du Centre Hospitalier Universitaire Souro Sanou (CHUSS) de Bobo-Dioulasso. Réunis dans la salle de réunion du service néphrologie, médecin soignant, dialysés, amis du quartier, collègues de service et membres de l’association « Action Solidaire », ont répondu favorablement à cette cérémonie de sensibilisation et de remise de don d’une valeur de 365.000 FCFA. L’auteur du don est non seulement gestionnaire des postes de péage à Bobo-Dioulasso mais aussi l’auteur de l’ouvrage « Mon rein, mon combat, de la dialyse à la transplantation : le couple Kaboré témoigne ». Pour lui, ce geste de solidarité a pour but d’encourager le service soignant qui se bat jour et nuit pour les malades, ensuite manifester son soutien aux malades qui traversent des moments difficiles, surtout les patients sous dialyse. Le don est composé d’une partie du bénéfice issu de la vente de son ouvrage et de la contribution de ses collègues et amis du péage de Bobo-Dioulasso.
Accompagner tant soit peu les malades
L’auteur du don encourage fortement les malades et leur recommande à tenir jusqu’au bout. « Certes l’Etat fait un grand effort en ouvrant plusieurs centres de dialyse dans différentes localités, mais la population ne doit pas rester en marge des réalités de la situation », a-t-il conseillé aux malades. Alassane Drabo, président des dialysés de Bobo-Dioulasso, témoigne qu’il souffre de cette maladie depuis 2018. Selon lui, le don est la bienvenue car le problème de finance est un grand poids pour ces personnes souffrantes. Il ajoute que les dialysés ont des examens à faire chaque mois et ce don permettra de les accompagner tant soit peu. « Nous avons besoin de soutien moral, financier et matériel », a-t-il indiqué. Abou Mass, un dialysé, affirme que la maladie rénale est aussi une porte d’ouverture à d’autres maladies. Il s’agit par exemple des maux de ventre très sévères qui obligent souvent à faire recourt à ce produit injectable appelé morphine (un analgésique opioïde puissant utilisé pour le traitement des douleurs intenses et rebelles). Au passage, le président des dialysés a invite la population à éviter l’automédication, l’utilisation excessif des médicaments traditionnels car ils sont sans dose prescrite et de consulter leur tension artérielle chaque mois.
Aymeric KANI
Assita TRAORÉ (stagiaire)