Situation nationale : Message de Kaya ou le discours de refondation d’Ibrahim Traoré

Comme un discours d’orientation politique, le président Capitaine Ibrahim Traoré a fixé depuis Kaya ce jeudi 23 mars le cap de ce qu’il entend faire pendant la transition pour son pays, le Burkina Faso et ses habitants, les Burkinabè. Le message de Kaya doit être alors compris comme la trajectoire à emprunter pour un Burkina Faso nouveau. Le président Ibrahim Traoré est bien conscient des enjeux qu’il connait d’ailleurs. Aussi, après avoir fait le diagnostic de la situation du pays et situé les responsabilités des uns et des autres, il a rappelé que la jeunesse n’abandonnera jamais le Burkina.

D’abord sur le plan sécuritaire, après avoir appelé toute la jeunesse à se mobiliser et à s’engager pour la libération du pays, « notre pays », il a indiqué aux groupes armés terroristes que, plus ils attaquent, plus ils donnent des raisons aux Burkinabè de se mobiliser pour les combattre. Aussi, s’ils peuvent venir attaquer, ils ne repartiront pas sains et saufs. Désormais, le Burkina Faso s’est doté, et continuera de se doter, de moyens matériels militaires et techniques pour surveiller le territoire et protéger les Burkinabè. Du reste, tous les combattants engagés pour la défense de la patrie seront très prochainement dotés en moyens de combat pour traquer l’ennemi partout où il se trouvera sur le territoire national. Le combat qui n’avait pas débuté a donc débuté pour la libération de nos terres.

Ensuite, sur le plan de la refondation de la nation, le constat qu’il fait est que pendant longtemps, ceux qui ont eu l’occasion de travailler pour satisfaire les préoccupations des jeunes et hisser le pays à un niveau de développement assez acceptable ne l’ont pas fait. Au contraire, ils ont passé le temps à s’enrichir, à s’occuper d’eux-mêmes au lieu de s’occuper de la nation. « Plus jamais ça », a presque laissé entendre le président. « Qu’ont-ils fait pour ce pays, pour cette jeunesse ? ». Rien, apparemment ! Aussi, le président entend lancer dans les jours à venir de vastes programmes, dans pratiquement tous les secteurs pour sortir les Burkinabè des difficiles conditions dans lesquelles ils vivent parce qu’ils ont été abandonnés. C’est ainsi que sur le plan de l’alimentation en eau potable, le Capitaine a proclamé que d’ici la fin de la transition, aucun Burkinabè ne doit plus boire de l’eau de marigot ou de puits. Des forages seront réalisés un peu partout pour permettre aux populations d’avoir accès à de l’eau potable. On a envie de dire bravo !

Sur le plan de la gouvernance, sans préciser les mesures qui seront prises, le Capitaine président a indiqué que nous n’allons pas laisser ce pays entre les mains de gens qui ne viendront que pour leurs propres intérêts. Ce qui est clair et tout le monde est prévenu. Surtout tous ceux qui ont l’occasion de travailler pour le pays et qui n’ont rien fait ; mais qui ont tout fait pour eux-mêmes.

Dabaoué Audrianne KANI

 

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