SONABEL Bobo II :les mesures prises pour faire face à la canicule

Des professionnels de média ont fait une immersion à la centrale thermique Bobo II, le 28 mars 2025. A l’initiative de la nationale de l’électricité, cette visite permet à ces journalistes de mieux comprendre le fonctionnement des installations et les défis auxquels fait face cette centrale thermique.

 

Avec une puissance exploitable de 46 mégawatts, la centrale thermique Bobo II joue un rôle majeur dans l’approvisionnement en électricité du pays. Elle contribue actuellement autour de 10% au niveau du réseau national inter connecté, nous dit Felix Sawadogo, chef du département production thermique des agences commerciales de la SONABEL. Pour continuer à jouer ce rôle, ce sont plusieurs agents, ces travailleurs de l’ombre, qui veillent au bon fonctionnement des installations pour que les populations aient du courant chez elles. Installations que les visiteurs du jour découvrent. D’abord l’ancienne salle des machines qui contient 5 groupes, puis la nouvelle qui en contient 4 et les chaudières, en passant par le local séparateur. Dans ce local, le combustible livré par la SONABHY est filtré avant d’être consommé par les moteurs pour faire tourner les groupes H24 afin d’assurer la permanence de l’électricité auprès de la population. A ce propos, la SONABEL utilise du DDO, un type de gasoil utilisé dans les moteurs diesel industriels et certaines centrales thermiques et du HEFO ou fioul lourd, un combustible dérivé du pétrole. En pleine puissance, c’est-à-dire quand tous les 9 groupes sont en marche, la centrale thermique Bobo II consomme 5 citernes de 45.000l de HEFO par jour soit 225.000l et 45.000l de DDO, également par jour. Pour se mettre à l’abri d’une rupture, Serge Ouédraogo rassure de la disponibilité d’un stock de sécurité pour faire fonctionner la centrale durant 1 mois. Les journalistes ont aussi eu l’occasion de visiter la salle des commandes. De là, à l’aide d’ordinateurs sur lesquels sont installés des logiciels spécifiques, toute la centrale est contrôlée.

Faire face à la forte demande en électricité

Nous sommes présentement en période de chaleur, pendant laquelle la demande en électricité augmente. Pour y faire face, la SONABEL prend ses dispositions. Felix Sawadogo soutient qu’il sera question de réparer toutes les machines qui sont à l’arrêt, procéder à de grandes maintenances, s’assurer au quotidien de la bonne santé des machines pour qu’elles puissent produire suffisamment d’énergie. Il y a également des projets d’urgence que la SONABEL a initiés pour augmenter l’offre énergétique émanant de la centrale. Au regard de tout cela, Felix Sawadogo pense et espère que « nous n’allons pas vivre les mêmes situations (ndlr…délestages) de 2024 ». Il est prévu au sein de Bobo II une centrale d’une capacité de 26 mégawatts pour renforcer la puissance délivrée y émanant. Le chef du département production thermique des agences commerciales de la SONABEL profite demander à la population de faire attention lors des travaux de manutention ou de fouille. Non seulement pour leur sécurité mais aussi pour celle des installations de la SONABEL.

Avant d’arriver à la centrale thermique Bobo II, plus tôt dans la même matinée, les journalistes ont été reçus au poste de Kôdeni, qui reçoit 225KV de la Côte d’Ivoire. Cette très haute tension est baissée à l’aide de transformateurs à 33KV et acheminée dans une salle appelée HTA, où il y a plusieurs départs pour pouvoir évacuer l’énergie vers les consommateurs. Le poste de Kôdeni est relié à la centrale thermique Bobo II et également relié à Kwa et même Banfora, selon Saydou Sanou, agent technique, chef de section poste de Kôdeni.

Abdoul-Karim Etienne SANON