5ème Recensement général de la population et de l’habitat : Nous sommes actuellement 20 487 979

Les résultats provisoires du 5ème Recensement général de la population et de l’habitat ont été officiellement présentés ce mardi 22 décembre 2020, à la salle de conférence de la direction générale des Douanes. C’était en présence du Premier ministre Christophe Marie Joseph Dabiré.

Le directeur général de l’INSD, Boureima Ouédraogo, a révélé que 9 communes n’ont pas été recensées

Les résultats préliminaires du 5ème Recensement général de la population et de l’habitat (RGPH) du Burkina Faso, réalisé en 2019, indiquent que la population résidente est de 20 487 979 habitants. Ainsi du recensement de 2006 à celui de 2019, la population est passée de 14 017 262 habitants à 20 487 979 habitants. La population du pays a quasiment doublé depuis 1996 date du troisième recensement au cinquième en 2019. Un accroissement qui influe aussi la densité au Km². Elle est passée de 51,4 habitants/km² en 2006 à 75,1 habitants/ km² en 2019, selon le directeur général de l’Institut national de la statistique et de la démographie, Boureima Ouédraogo. Ce recensement a permis de faire le constat que la population burkinabé est en majorité jeune. En effet, plus de 77,9%  de la population ont moins de 35 ans, les enfants de 0-4 ans représentent 16,2% de la population totale. La population âgée de moins 15 ans représente 45,3% de la population globale tandis que la proportion de la population active (15-64 ans) est de 51,3%. A peine 3,4% de la population est âgée de 65ans ou plus.

Les participants à la deuxième session 2020 du Conseil national de la statistique, ont suivi avec intérêt les résultats préliminaires du 5ème RGPH

Une population majoritairement rurale

La population recensée est majoritairement rurale soit 73,7%. Celle vivant dans les centres urbains est estimée à 26,3%. En ce qui concerne le rapport de masculinité, on note 95 hommes pour 100 femmes  en milieu urbain alors qu’en milieu rural ce rapport est de 93 hommes pour 100 femmes. Les villes de Ouagadougou et de Bobo-Dioulasso sont les deux plus grands pôles urbains avec 2 453 496 habitants pour la capitale, et 903 887 habitants pour la ville de Sya. Pour le ministre de l’Economie, des Finances et du Développement, Lassané Kaboré, « les données sur l’effectif de la population, sa composition, sa répartition spatiale, la croissance démographique, la fécondité, les migrations mesurées à travers le recensement général de la population et de l’habitat  sont des informations incontournables pour une bonne planification des objectifs de développement que le Burkina Faso s’est fixés mais aussi pour le suivi de ces engagements internationaux ». Représentant de l’UNFPA et chef de file des partenaires techniques et financiers, Sarah Flyng indiquera que les résultats de ce recensement permettront au gouvernement du Burkina Faso de cibler les interventions. Et d’ajouter que les résultats de ce recensement mettent le Burkina Faso en bonne posture dans l’atteinte des objectifs de développement durable. Le gouverneur de la région du Centre, Emmanuel Zongo a, au nom des gouverneurs des régions, lancé le vœu que ce recensement soit celui du développement durable et de la prospérité pour le Burkina Faso. Ce recensement général de la population et de l’habitat ne s’est pas fait sans difficulté. Sur un total de 368 communes et arrondissements, 9 communes n’ont pas été recensées et 52 ont été recensées partiellement dont 23 communes avec un niveau de couverture de dénombrement satisfaisant. Les communes non recensées, il y a en 2 dans le Bam (Zimtenga et Nasséré), 4 du Sanmatenga (Barsalogho, Namissiguima, Pensa, et Dablo), 2 du Yagha (Boundoré et Mansila) et une du Soum (Koutougou).

 

Christophe Joseph Marie Dabiré, à propos des résultats provisoires du RGPH

« Nous sommes satisfaits du déroulement de cette opération »

« Lorsque nous lancions cette opération de recensement général de la population et de l’habitat au Burkina Faso en septembre 2019, il y a beaucoup qui ne croyaient pas aux résultats. Parce que c’était dans un contexte sécuritaire extrêmement difficile pour notre pays. Et on était étonné de voir que le ministère de l’économie, des finances  et du développement lançait une telle opération qui concernait l’ensemble du territoire national. Aujourd’hui, le résultat est là et nous ne pouvons qu’être heureux et satisfaits du déroulement positif de cette opération. Il est important de souligner que les statistiques font partie des instruments de planification et du développement dans notre pays. Nous avons réussi à organiser cette opération de recensement. Nous allons profiter de l’occasion pour exploiter au mieux l’ensemble des données préliminaires qui nous ont été proposées par l’INSD. Afin de pouvoir élaborer de façon conséquente le référentiel de développement économique et social de notre pays que nous sommes entrain de mettre en place à la suite de l’élection du président du Faso. Je voudrais profiter de l’occasion pour féliciter l’INSD, le ministère de l’économie, des finances et du développement, tous les partenaires qui nous ont accompagnés dans cette opération, et particulièrement les communautés à la base, c’est-à-dire les gouverneurs, les communes, les villages qui se sont mobilisés pour permettre à cette opération d’être un succès et de disposer de ces différents résultats. Et comme vous l’avez constaté, il y a des indicateurs très importants qui montrent que nos politiques publiques doivent porter principalement sur l’autonomisation des femmes et sur le développement de la jeunesse, parce que notre population est constituée majoritairement de couches jeunes et de femmes. De ce point de vue, nous allons travailler à faire en sorte que dans la mise en œuvre de la politique publique, nous puissions accorder une part importante aux efforts de développement des couches les plus vulnérables de notre pays ».

Firmin OUATTARA

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