
Le Groupe de recherche en art et sciences humaines a organisé, du 15 au 16 mai 2026 à Bobo-Dioulasso, la 3ème édition de Festival international de théâtre de la jeunesse universitaire. Cette activité a pour objectif de valoriser le théâtre africain.
Placé sous le thème : «Patriotisme et pratique artistique en milieu universitaire », le festival a été initié par Dr Tarnagda Boukary, enseignant-chercheur en étude théâtrale, artiste comédien et président du Groupe de recherche en art et sciences humaines. Il explique que pour cette session, le thème choisi a un rapport étroit avec la situation sécuritaire du pays. «C’est une occasion pour nous de montrer les créations artistiques des étudiants », affirme Dr Tarnagda. C’est dans un cadre de convivialité et de solidarité que s’est tenue cette séance d’échanges entre les étudiants de l’Université Nazi Boni et d’autres universités notamment les universités de Dédougou et de Koudougou qui ont tenu à marquer leur présence au festival. En plus du théâtre, les activités ont été meublées par les arts plastiques, le slam et de l’humour. À l’occasion, l’acteur comédien Noël Minougou, par ailleurs parrain artistique de l’activité, a échangé avec les étudiants par rapport à l’adaptation d’une œuvre romanesque à une pièce théâtrale. Pour lui, ce festival est la bienvenue car il permettra aux étudiants de se rencontrer et d’apprendre beaucoup plus sur le théâtre. À la question sur les techniques d’adaptation d’une œuvre littéraire à une pièce théâtrale, l’acteur et metteur en scène, explique que la technique est indépendante dans la mesure où chaque œuvre à sa thématique et chacun la perçoit de façon personnelle. Toujours selon l’artiste comédien, le fait d’adapter une œuvre romanesque à une pièce théâtrale, c’est donner vie à cette œuvre romanesque. « Dans un pays de droit où tout est protégé, nous avons tenu à ce que le Bureau Burkinabé du Droit d’Auteur (BBDA) nous accompagne pour protéger ces écrivains », précise Dr Boukary Tarnagda. Pour Mohamed Simian, étudiant à l’université Nazi Boni de Bobo, ce festival est un véritable cadre d’échanges enrichissants pour le monde estudiantin. « On a appris que l’adaptation n’est pas seulement la transposition d’une œuvre originale du roman au théâtre, mais une nouvelle réflexion de l’inné de l’auteur », fait-il savoir. A noter que ce festival était placé soue le parrainage du ministre de la Communication, de la Culture, des Arts et du Tourisme, Pingdwendé Gilbert Ouédraogo.
Assita TRAORE
Mahanatou OUATTARA/stagiaires