Autant le dire : quand les ministres descendent sur le terrain

Alors que le Premier ministre était le 3 juillet dans le Yadga où il a procédé à Dourou à la mise en service du Centre de production d’eau et visité le bas-fond rizicole de Yibi où exploitent 251 personnes, certains des membres de son gouvernement étaient dans d’autres localités aux côtés des populations. Ainsi, on a pu apercevoir le ministre de la Famille et de la Solidarité dans le Bankui-Sourou pendant deux jours aux côtés des familles réinstallées dans des zones libérées ; celui de la Construction de la Patrie dans le Guiriko pour faire avancer les travaux de construction de routes et de ponts ; celui de la Communication, de la Culture, des Arts et du Tourisme et son collège de l’Education nationale étaient dans le Guiriko où ils sont allés dans des écoles pilotes s’enquérir des réalisations du Mois artistique et culturel puis à Samendéni, à Bala et à Maro dans le cadre de la Grande saison du tourisme interne. Quant au ministre de d’Agriculture, de l’Eau et des Ressources animales et halieutiques, inutile de dire qu’il dort presque dans les bas-fonds et les champs en cette période de saison des pluies. D’autres ministres, « serviteurs de la patrie », étaient dans d’autres localités du pays. Et c’est ainsi que les membres du gouvernement travaillent régulièrement.

A dire que le Premier ministre et les membres de son gouvernement ne font pas seulement de leurs bureaux et des séances du Conseil des ministres leurs lieux de travail. Ils descendent régulièrement sur le terrain pour toucher du doigt les réalités et le quotidien des Burkinabè, mais également l’exécution des travaux qui relèvent de leurs départements respectifs. Ce qui est tout à fait à leur honneur, car un ministre n’est pas seulement fait pour signer des conventions, des courriers et tenir des rencontres interminables ou présider des cérémonies d’ouverture d’ateliers ou de séminaires, mais aussi pour accompagner les équipes techniques et suivre sur le terrain la mise en œuvre effective des politiques publiques de développement.

Les Burkinabè adorent ça : avoir leurs autorités à leurs côtés, prendre le pool de la réalité du terrain et les encourager à travailler davantage. C’est cela aussi le rôle d’une autorité qui décide. Faire des choix et décider dans les bureaux et sur le papier, c’est bien, mais aller sur le terrain pour voir si ce qu’on a décidé est effectivement mis en œuvre et dans les prescriptions définies, c’est encore mieux.

En effet, le gouvernement a compris que pour que les Burkinabè adhèrent à la politique révolutionnaire qui est actuellement en cours, il faut que ceux qui le composent soient les premiers acteurs de cette politique. Et cela se passe sur le terrain. Concrètement. Pour paraphraser le Président du Faso, la Capitaine Ibrahim Traoré, on pourrait dire que « l’avenir du Burkina Faso dépendra moins de nos discours que de notre capacité collective à travailler davantage, à produire davantage, à innover davantage et à renforcer sans relâche notre unité ». Dans tous les cas, si l’action du gouvernement est collégiale, il n’en demeure pas moins que chaque membre de l’équipe est d’abord responsable de ce qui se passe dans son département.

Dabaoué Audrianne KANI