S.M , maçon domicilié au secteur 24 de Bobo-Dioulasso, a été jugé le 7 juillet 2026 devant le tribunal correctionnel de Bobo-Dioulasso. Il est prévenu des faits de tentative de vol aggravé.
Les faits remontent dans la nuit du 25 au 26 mai 2026 . Il ressort que S.M a escaladé le mûr d’une ferme au secteur 32 de la ville pour tenter de commettre un acte de vol. Aperçu par le vigile des lieux, il n’a pas pu exécuter le vol. Ayant pris la poudre d’escampette, ce dernier a été pourchassé sans succès. Quelques temps après, il a été mis aux arrêts puis déferré devant le procureur du Faso. Selon les éléments d’enquêtes, dans sa fuite, S.M a laissé sur les lieux sa motocyclette de marque Sirius115, son sac à dos et une paire de chaussures.
À la barre, le prévenu a nié toute implication dans une affaire de tentative de vol aggravé à lui reproché.
« J’ ai quitté dans un maquis ce jour-là aux environs de 1 heure du matin. De passage, quelqu’un est venu serrer mes cols, me demandant ce que j’avais fait. Ils se sont acharnés sur moi, m’ accusant de voleur.», a-t-il expliqué.
Le tribunal lui demande pourquoi lors de son arrestation, il a refusé de collaborer avec la police pour des perquisitions à son domicile.
« Ma femme venait d’accoucher. Si elle apprenait cette nouvelle, elle allait paniquer. C’est pourquoi ,je ne voulais pas que la Police vienne chez moi», répond le prévenu.
Interrogé sur la propriété de la moto Sirius 115 , du sac à dos et des chaussures qui ont été retrouvés sur les lieux , S.M dit que ces objets ne lui appartiennent pas.
Quelle type de moto vous détenez ? demande le juge.
« Une moto Sirius simple», a-t-il précisé.
Sa femme, entendue en enquête de police, a déclaré que « la nuit des faits ,j’ai constaté que mon mari était absent. J’ai pensé qu’il était au kiosque où il a l’habitude d’aller prendre son café. Toute la nuit , je ne l’ai pas vu. Le lendemain dans la journée même chose. C’est après que j’ai appris qu’il a été arrêté par la police».
Les enquêteurs ont demandé à la dame si elle reconnaissait la motocyclette de son mari.
Elle dit : « mon mari dispose d’une moto Sirius 115».
Face à une contestation persistante des faits, le tribunal a décidé de renvoyer le dossier pour des enquêtes complémentaires. A cet effet, il a renvoyé l’affaire au 21 juillet 2026 pour vérifier si la motocyclette trouvée sur les lieux est celle dont parle le prévenu. Il a décidé aussi de faire venir l’épouse du prévenu et le gérant de la ferme pour la manifestation de la vérité.
B.A.D
