Bobo-Dioulasso : il vi/ol une fillette de 13 ans

T.A est maçon de profession âgé de 43 ans. Il a comparu devant la chambre criminelle du Tribunal de grande instance de Bobo-Dioulasso, le 14 septembre 2026 pour avoir vio/lé par voie anale une fillette de 13 ans.

 

Selon les faits exposés à l’audience, ce jour-là, T.A. aurait, en mars 2025, contraint la jeune fille du nom de M.D âgée de 13 ans à consommer des rapports par voie anale. Il l’a attrapée de force, l’a trimballée dans sa maison avant de passer à l’acte. Il aurait fait usage d’un cou/teau pour commettre son forfait. Les débats à l’audience ont fait ressortir que les faits auraient été commis à deux reprises. C’est à la suite d’une plainte déposée par la mère de la fillette que T.A. a été interpellé.

 

L’accusé nie le vi/ol à la barre

 

À la barre, il a reconnu avoir eu des rap.ports sex.uels avec la vic/time, mais soutient qu’il l’a fait avec le consentement de cette dernière. « Nous nous sommes entendus sur la somme de 2 500 F CFA. Je lui ai remis avant de passer à l’acte. Je l’ai fait deux fois », a-t-il déclaré devant le tribunal.

Et le cou/teau, c’était pourquoi faire ? Lui demande le juge.

« Je ne détenais pas de cou/teau », répond l’accusé.

Le tribunal lui demande s’il connaissait la vic/time avant les faits.

« Non. Je la voyais. Elle passait devant notre porte pour aller chercher de l’eau », a-t-il, expliqué.

 

La victime maintient avoir été forcée

 

Interrogée à son tour pour savoir si elle connaissait avant l’accusé avant les faits, la victime répond par la négative.

Le tribunal lui demande alors comment T.A. a pu la faire entrer dans sa maison.

La fillette a expliqué qu’elle a été  forcée  et que l’accusé l’aurait mena.cée avec un cout/eau.

Avez-vous crié ? Demande le juge.

« Non, par peur qu’il me poi/gnarde avec le cou/teau », précise-t-elle.

À la question de savoir combien de fois les faits se sont produits, la victime répond : «Au moins deux fois. Je ne me rappelle pas exactement».

Qu’est ce qu’il vous a remis après les rapports ? Questionne encore le juge.

« Du chewing-gum et la somme de 500 F CFA », dit-elle.

Elle a indiqué par ailleurs qu’elle avait seulement vu une natte à l’intérieur de la maison de l’accusé au moment des faits.

 

Le témoignage de la génitrice de la victime

 

À l’audience, la mère de la victime a également livré son témoignage. « J’ai envoyé ma fille chez ma mère pour qu’elle aille y faire un séjour. Après six mois, elle est revenue, mais elle n’arrivait pas à aller à la selle correctement. Je lui ai demandé ce qui se passait et elle m’a dévoilé les faits », a-t-elle relaté.

Après les révélations de sa fille, la mère  dit l’avoir envoyé à  l’hôpital pour  des soins, avant de saisir la gendarmerie. T.A fût interpellé puis placé sous mandat de dépôt.

La mère de la victime n’a rien réclamé au titre des dommages et intérêts.

Au terme des débats, le parquet a retenu contre T.A. l’infraction de vi/ol aggravé. Le ministère public a requis à son encontre 2 ans d’emprisonnement ferme et d’une amende de 500 000 F CFA, avec sursis.

Le verdict sera rendu le 12 octobre 2026

B.A.D