Affaire parcelle du carrefour : Les protagonistes devant le tribunal administratif ce matin

Sauf renvoi, c’est ce jeudi 24 septembre 2020 que le tribunal administratif de Bobo-Dioulasso se penchera une énième fois sur l’affaire de la parcelle dite du carrefour.

Il s’agit d’un litige qui oppose trois protagonistes sur une parcelle située en bordure de la nationale n.1 et à quelques centaines de mètres du rond point de la place de la femme. Pris dans sa globalité, selon les requêtes de la famille plaignante et des coutumiers qui s’opposent à son exploitation actuelle pour la construction d’un hôtel, l’espace de plusieurs hectares inclurait entre autres, l’actuelle annexe d’une compagnie de transport. Les requérants arguent qu’aucun des occupants actuels ne dispose, selon leurs dires, de titre de propriété régulièrement acquis et que le transfert de propriétaire entre le vendeur et eux n’a jamais pu se faire après achat et pour cause !  Celui qui avait acquis l’espace par des démarches jugées illégales par les plaignants ( M. Ouédraogo Paitibo Christophe) l’a ensuite morcelé pour le céder à son tour à différents acquéreurs sans disposer de tous les documents dont on ne trouve aucune trace où de droit! Dans cette hypothèse, le propriétaire contesté des lieux reste en quelque sorte M. Ouédraogo Paitibo Christophe, quoi qu’il l’est revendu à tierces personnes! Au nombre de ces acquéreurs, M. Semdé qui, fort de documents administratifs lui conférant certains droits, y battit actuellement un hôtel. Mais beaucoup d’interrogations et doutes entourent les documents détenus par les ”propriétaires”, de l’avis de la partie plaignante qui n’attend qu’une chose, à écouter un des membres actifs sur le dossier: que son terrain lui soit restitué dans sa totale intégralité. Demande soutenue par la chefferie coutumière de Bobo-Dioulasso à travers le représentant du chef de Dagasso, ‘’pour sauvegarder nos lieux de culte, pour le respect des coutumes et pour le bon-vivre au Burkina Faso,  en particulier dans la ville de Sya”. Comme quoi, si la famille retrouve son terrain, les pratiques coutumières pourront s’y poursuivre sans entrave, comme dans le temps,  avant “dépossession’’ du vieux Seydou Sanou de cet espace devenu litigieux. Le vieil homme déguerpi des lieux avec sa famille, n’avait jamais accédé à aucune demande de vente de tout ou partie de son terrain, malgré les promesses et pressions. Ses ayants-droits continuent de réclamer justice !  Affaire à suivre ….

Sibiri SANOU

 

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