SNC 2023 : La troupe ARAC ne compte pas faire de la figuration

La troupe ARAC répète 3 fois par semaine pour bien affronter leurs adversaires

Nous sommes à une vingtaine de jours du début de la 20e édition de la Semaine nationale de la culture (SNC). Les artistes en compétition multiplient les répétitions pour être au top de leur niveau. C’est le cas de la troupe de danse traditionnelle de l’Association Réveil Art et Culture (ARAC) que nous avons rencontré ce 5 avril 2023.

La troupe de danse traditionnelle de l’Association Réveil Art et Culture (ARAC) est un groupe qui fait la promotion de la danse et de la musique bôbô mandarè et a eu son récépissé en 2018, mais existe véritablement depuis 2006. Depuis lors, elle prend part à plusieurs compétitions dont des phases finales de la SNC. Pour cette 20e édition, elle sera encore de la partie, dans la catégorie danse traditionnelle, pool adulte. Alors, la troupe a débuté depuis quelques semaines les entrainements pour être compétitive, car elle n’est pas venue pour faire de la figuration. Son ambition est de remporter le premier prix, selon le président de l’association, Sibiri Hyacinthe Sanou.

Des répétitions pour être compétitive

Il est 18 heures environ lorsque nous arrivons au secteur 15 de Bobo, quartier Ouezzinville. C’est là qu’une cour à usage d’habitation fait office de lieu de répétition à la troupe ARAC. Les membres, au compte-goutte, font leur arrivée. La séance de répétition commence incessamment. Les instrumentistes sont les premiers sur les lieux. Ils accordent le matériel en attendant que les danseurs ne se positionnent. Quelques minutes après, tout est fin prêt, l’entrainement peut débuter. Le son des tam-tams retenti et c’est le top départ. Les danseurs harmonisent leurs pas, les instrumentistes, eux, synchronisent la mélodie, tout ceci dans un rythme bôbô mandarè, spécialité de la troupe. La combinaison donne un spectacle agréable à voir, apprécié par les curieux attroupés devant la concession, attirés par le son des tam-tams. Plus d’une heure d’horloge durant, la troupe va peaufiner encore et encore sa mise en scène. Et c’est ainsi trois fois par semaine. Hyacinthe Sanou confie que c’est en même temps les Semaines Régionales de la Culture (SRC) 2023 que la troupe prépare. Ce sont les phases de présélection des groupes dans la région culturelle de Bobo pour prendre part à l’édition suivante de la SNC. Les répétitions se passent bien et dans une bonne ambiance, selon le président de l’ARAC. Il ajoute qu’avoir l’amour de l’art et de la culture facilite les choses à ce niveau.

Les instrumentistes donnent le rythme à la chorégraphie

Des sponsors pour ARAC, souhait de son président

Pour Hyacinthe Sanou, «on se maintient car on a l’amour de ce qu’on fait»

L’Association Réveil Art et Culture fait face à un problème budgétaire, regrette Hyacinthe Sanou, «mais on se débrouille pour se maintenir car on a l’amour de ce qu’on fait», dit-il. Si l’association avait des sponsors, cela allait être bien mieux. Car actuellement, «c’est une cour a usage d’habitation qui nous sert de lieu de répétition, parce qu’on n’a pas de siège», déplore-t-il. Les membres de l’ARAC lancent un appel aux autorités et à toute bonne volonté pouvant les aider à avoir un centre, à le faire. Une fois acquis, ce centre pourrait servir de cadre pour dispenser des cours de musique et de danse, selon eux. Notons que ce n’est pas la première participation de la troupe à une phase finale de la Semaine nationale de la culture. Elle a participé en 2016, édition à laquelle elle fut disqualifiée car ayant dépassé le temps imparti pour la prestation. En 2018 elle revient en force. Elle remporte cette fois-ci le premier prix dans sa catégorie. En 2019, lors des SRC, elle est classée première. Sibiri Hyacinthe Sanou et ses camarades soutiennent que tout est fait à leur niveau pour rééditer l’exploit de la SNC 2018.

Abdoul-Karim Etienne SANON