Allons maintenant aux urnes pour choisir nos dirigeants !

C’est ce dimanche 22 novembre que les Burkinabè iront aux urnes pour désigner celui qui, parmi les 13 candidats à la présidentielle, aura la charge de diriger le pays pendant les cinq prochaines années. Parce que le programme qu’il a présenté est le meilleur. C’est également le même jour qu’ils désigneront les 127 députés qui vont siéger à l’hémicycle pour contrôler l’action du gouvernement, consentir l’impôt et voter les lois. Dans les urnes donc, chaque Burkinabè sera face à sa conscience. Car, il ne s’agira pas de choisir seulement un homme ou un parti politique, mais surtout un programme de développement pour assurer son avenir et celui des générations suivantes. Autrement, les élections de dimanche représentent un enjeu très important. Pour les Burkinabé électeurs, mais surtout pour les candidats. Les défis auxquels font face les Burkinabè sont connus. Les candidats ont fait chacun ses propositions de satisfaction. Entre la continuité et le changement, où les deux à la fois, il nous reviendra de choisir.

Parce que, après le choix de dimanche, les Burkinabè pendant cinq ans devront se  consacrer uniquement au développement de leur pays. Ils ne devront plus dire, après deux ou trois ans, qu’ils se sont trompés. Ils ont eu tout le temps de se faire, ne serait-ce qu’une petite idée, de ce que vaut chacun des prétendants au fauteuil de Kosyam. Et le candidat qui sera élu sera le président de tous les Burkinabè ; de ceux qui l’ont voté et de ceux qui ne l’ont pas voté. Le candidat qui sera élu ne doit non plus faire la différence entre ceux qui l’ont voté (sa famille politique) et ceux qui ne l’ont pas élu parce qu’ils sont d’autres partis politiques. C’est ainsi que fonctionne la démocratie. Les candidats (à la présidentielle et aux législatives) ont eu le temps d’exposer leurs visions pour un Burkina Faso meilleur. Ils ont tous à cœur de voir leur pays se développer dans de meilleures conditions. Malheureusement, ils ne pourront pas être tous élus. Ce qui veut dire que lorsqu’on n’est pas élu, après une compétition électorale, on doit reconnaître sa défaite et poursuivre le combat politique. Certainement que son tour viendra.

Après donc toutes ces joutes politiques, parfois très épiques, l’heure est venue non seulement de récolter les dividendes, mais également de garder toujours à l’esprit que ce qui compte le plus, c’est le Burkina Faso. Les conditions du processus électoral ont été acceptées par tous. Du fichier électoral au code électoral en passant par le choix des documents de votation, de la loi portant acceptation des résultats malgré l’exclusion de plusieurs électeurs du fait de l’insécurité, la classe politique a été unanime. Elle doit l’être également sur les résultats qui sortiront des urnes. A moins que des fraudes flagrantes, à mesure de fausser le résultat du vote, soient effectivement constatées. Si tel devait être le cas, que les institutions compétentes en la matière soient saisies et que celles-ci fassent convenablement leur travail. Croisons les doigts ! Car, déjà l’Organisation pour la démocratie et le travail (ODT) crie à la fraude et Zéphirin Diabré, chef de file de l’opposition politique et candidat à la présidentielle, dit ne pas reconnaître les résultats du scrutin en cas de fraude. Le Burkina Faso a besoin d’élections exemplaires à l’issue desquelles, tout le monde doit se retrouver pour bâtir le pays. Les fauteurs de troubles sont prévenus.

Dabaoué Audrianne KANI

 

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