Ismaël Saydou Ganamé, journaliste sportif à Faso 7
“ Il a démontré une grande capacité à mener un groupe, à le faire se transcender et à obtenir des résultats”
« Est-ce qu’Amir Abdou est le bon choix en tant que sélectionneur des Étalons ? Selon moi, parmi tous les noms qui figuraient sur la liste finale, les six candidats avaient le profil pour entraîner une équipe comme les Étalons. On savait que Kamou Malo avait déjà l’expérience des Étalons et qu’il avait réussi à leur tête. Kwesi Appiah, lui, est un entraîneur avec un pédigrée assez fourni et une solide expérience avec le Ghana, puis récemment avec le Soudan où il a obtenu de très bons résultats. On peut aussi citer McLaren qui est un ancien, mais qui a eu de bons résultats soit en club, soit dernièrement avec la Jamaïque qu’il a failli qualifier pour la Coupe du Monde. Ainsi, les six profils retenus possédaient les aptitudes nécessaires pour entraîner le Burkina Faso. Effectivement, Amir Abdou est un bon choix pour plusieurs raisons. La première est son expérience et sa connaissance du football africain. Il a été sélectionneur des Comores de 2014 à 2022. Lorsqu’il est arrivé, personne ne connaissait cette équipe des Comores ; elle n’était même pas visible lors des éliminatoires. Il a bâti cette sélection brique par brique jusqu’à l’emmener en Coupe d’Afrique des Nations et même en huitième de finale en 2021. Après les Comores, il est devenu sélectionneur de la Mauritanie. La Mauritanie avait déjà une expérience continentale (elle avait même éliminé le Burkina en 2019), mais ce n’était pas une sélection composée de grands joueurs évoluant en Europe. Pourtant, il a réussi à la qualifier à nouveau pour la CAN et à l’emmener en huitièmes de finale en Côte d’Ivoire, avec notamment une victoire historique sur l’Algérie. Il a démontré une grande capacité à mener un groupe, à le faire se transcender et à obtenir des résultats. S’il a réussi avec les Comores et la Mauritanie, il n’y a aucune raison qu’il ne réussisse pas avec les Étalons. C’est un choix rassurant par rapport à d’autres sélections passées où l’on pouvait avoir des doutes. Maintenant, tout dépendra de son adaptation à l’environnement burkinabè et de la mise en place de ses idées.
www.lexpressdufaso-bf.com
