An 6 de l’insurrection populaire : Les blessés réclament toujours justice

À quelques semaines de la commémoration de l’an 6 de l’insurrection populaire des 30 et 31 octobre et 02 novembre 2014, l’Association des blessés a animé une conférence de presse le 22 septembre 2020 à Ouagadougou. Objectif, réclamer justice avant d’aller à la réconciliation nationale.

Les animateurs du point de presse

« Nous entendons des responsables politique et quelques représentants d’organisations de la société civile parler de réconciliation nationale, de retour des exilés politique ou de justice transitionnelle. Notre lecture par rapport à ces déclarations est simple : c’est de la manipulation », c’est qu’a déclaré le président de l’Association des blessés de l’insurrection populaire des 30 et 31 octobre et 02 novembre 2014, Dramane Ouédraogo à l’entame des échanges avec la presse. De son avis, « il n y a pas d’exilés politique, en tout cas pas suite à l’insurrection populaire. Nous avons par contre des bourreaux qui par peur de la guillotine ont décidé de quitter leur terre comme des SDF. Mais qu’ils se rassurent, ils ne seront pas fusillés et enterrés à la hâte comme le capitaine Thomas Sankara, ils ne seront pas passés à tabac jusqu’à trépas comme le juge Salifou Nébié, on ne tirera pas à bout portant sur eux comme sur les millions de burkinabè lors de l’insurrection populaire. Ils vont juste s’expliquer devant le pouvoir judiciaire. » En effet, les blessés de l’insurrection populaire disent ne pas être contre la réconciliation mais réclament d’abord la justice, car selon eux, la réconciliation ne se décrète pas, c’est un processus qui doit aboutir à l’apaisement des cœurs et à l’acceptation de repartir sur de nouvelles bases. L’association dénonce également un manque d’intérêt du gouvernement par rapport à leur doléance. A ce sujet, M. Ouédraogo a confié « vous vous trompez. Nous n’avons pas risqué nos vies à cause de vous. Nous luttions pour nous et pour les futures générations. Et rien ne pourra nous enlever le mérite de ces nobles luttes.»  À l’endroit de la ministre de la santé, les blessés souhaitent qu’elle opérationnalise le dossier de carte de santé. Pour eux cela va permettre à chaque blessé de se faire prendre en charge en cas de rechute liée à ses blessures avant la commémoration de l’an 6 pour l’honneur du peuple.

Aïcha TRAORE

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