ATTO Nomwindé Jean Clémence, accessoiriste : « Les difficultés rendent la réussite encore plus savoureuse »

Notre rubrique de la semaine s’intéresse à ATTO Nomwindé Jean Clémence. Cette jeune dame de 31 ans, mariée et maman de deux enfants est la promotrice de Nayla SHOP, une boutique en ligne de vente d’accessoires de beauté mettant en valeur les produits locaux. Modèle de femme battante, elle nous raconte son parcours !!!

« La vie entrepreneuriale féminine n’est pas du tout aisée. Ce n’est pas facile d’allier la vie de famille, et les exigences de l’entreprenariat. En tant qu’épouse et mère, il me faut d’abord m’occuper de ma famille. C’est quand les enfants sont à l’école et les tâches ménagères sont faites que je me retourne à mon activité. Ce qui n’est pas forcement aisé. Malheureusement, le regard de la société aussi ne nous aide pas à tout point de vue. Néanmoins j’estime que j’ai beaucoup de chance, parce que je suis entouré de personnes qui croient en moi et qui m’encouragent sur la voie que j’ai empruntée ». Telle est la vie entrepreneuriale de ATTO Nomwindé Jean Clémence promotrice de Nayla SHOP, une boutique en ligne de vente d’accessoires de beauté mettant en valeur les produits locaux. Fort de ce constat, elle estime que l’entrepreneuriat féminin est à encourager et à promouvoir car elle contribue à la création d’emplois, à l’autonomisation des femmes dans leurs familles et au sein de leurs communautés et permet également de responsabiliser les femmes et les jeunes filles dans le sens de les empêcher d’alimenter certains maux qui minent la société actuelle. En effet, Clémence est une passionnée de l’entreprenariat depuis toute petite, ce goût, elle l’a pris auprès de sa maman qui a toujours été une femme battante un véritable modèle de persévérance pour elle. Cette passion, elle ne la réalisera que lors de la naissance de son premier enfant. A ce propos, elle raconte « j’étais dans une entreprise comme Secrétaire de Direction et après mon congé de maternité, j’avais un souci pour la garde de l’enfant. J’ai donc pris la décision de suspendre cette activité professionnelle et de m’occuper de lui le temps qu’il soit autonome». En étant donc  à la maison, la jeune dame a commencé la transformation et la vente des pagnes. Cette activité lui permettait de surveiller son bébé tout en menant une activité qui lui convient parfaitement. Atto Clémence confie que son projet au départ était dans le secteur de l’événementiel, particulièrement les mariages. Malheureusement par manque de liquidité, elle a pensé à d’autres moyens d’embellir le mariage de ces belles dames sans être forcément l’organisatrice principale.

La confection d’objets décoratifs comme alternative

C’est à ce titre  qu’elle s’est formé en confection de foulards et d’éventails pour les mariages, les PPS (mariage traditionnel des mossé). Son activité consiste en la confection de foulards de cérémonies, des éventails, accessoires pour les futures mariées et les filles d’honneur ou tout autre évènement nécessitant des parures élégantes et exceptionnelles.

L’entreprenariat féminin empêche la femme d’alimenter certains maux qui minent la société

Pour apporter sa touche à la conservation de la nature, elle fait de la récupération de pneus usagés avec lesquelles elle fait des fauteuils, des tables et autres objets décoratifs. Elle fait également le perlage des chaussures, l’habillage des chaussures des sacs à main, des bracelets avec les motifs en pagne et Faso danfani et elle fait la vente d’accessoires de mode. Comme tout choix de carrière et de vie, les difficultés ne manquent pas et ce n’est pas clémence qui dira le contraire. Elle nous explique alors « les difficultés pour moi c’est d’abord la disponibilité de certaines matières que nous utilisons, notamment les plumes pour les éventails que mes clientes apprécient énormément. Ensuite, il y a le problème de local pour installer un atelier de confection qui puisse être à la fois proche de la clientèle et en même temps assez tranquille pour permettre l’inspiration qui est la base de tout métier de création. Enfin, il y a la difficulté majeure du préfinancement des articles. Jusqu’à présent je travaille sur fonds propres avec l’appui de mon époux mais ce n’est pas tout le temps facile». Ces difficultés ne freinent pas l’ambition de la jeune dame qui prévoit de faire de Nayla Shop, le partenaire de mode des grandes dames et des personnes chics et élégantes du Burkina.

Aïcha TRAORE

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