Au palais de justice :condamné pour violation de domicile

O.B, un orpailleur de profession domicilié à Boromo, comparaissait devant le tribunal correctionnel de Bobo-Dioulasso, le 25 juillet 2025. Il est poursuivi pour violation de domicile.

 

Les faits se sont déroulés dans la nuit 20 juin 2024 aux environs de 4 heures du matin lorsque O. B a été retrouvé dans le domicile de quelqu’un à Bobo-Dioulasso. Il ressort des faits qu’il pleuvait ce jour-là et que par soucis de s’abriter, ne connaissant personne à Bobo-Dioulasso, que  O. B a escaladé le mur pour rentrer dans la cour. Le propriétaire de la cour s’est senti victime, a donc appelé la Police. C’est ainsi que O. B a été déféré devant le Procureur qui l’a mis sous mandat de dépôt. Mais le prévenu a bénéficié après d’une liberté provisoire justifiant ainsi le fait qu’il comparaît libre.

À l’audience, le prévenu dit reconnaître les faits. « J’ai quitté Boromo pour venir chercher du travail à Bobo. Je voulais juste m’abriter lorsqu’il il pleuvait. Je n’ai pas de tuteur ici à Bobo », se défend le prévenu à la barre.  Pour mieux comprendre les faits, le juge demande à la victime de savoir dans quel état il a retrouvé le prévenu. « Je l’ai retrouvé debout sur ma terrasse le petit matin. C’est mon épouse qui l’a vu premièrement. Moi je suis sorti avec une barre de fer pour me défendre en cas d’agression avant d’appeler la Police », dit-il. Le  juge demande si le prévenu avait volé quelque chose. « Non », répond la victime. Sur les intérêts civils, la victime n’a rien réclamé. Le Parquet a analysé les faits avant de requérir la relaxe du prévenu au bénéfice du doute. Le tribunal n’a pas suivi le ministère public dans ses réquisitions, et a estimé que O. B est bel et bien coupable des faits de violation de domicile selon l’article 523-6 du code pénal burkinabè. Il l’a condamné à 12 mois de prison et une amende de 250 000 F CFA, le tout assorti de sursis à exécution.

Ben Alassane DAO