Au palais de Justice :un menuisier trahit la confiance de son ami

D.M, un menuisier, a été jugé par défaut (en son absence) par le tribunal correctionnel de Bobo-Dioulasso. C’était dans la salle d’audience, le mardi 1er avril 2025.

 

Le prévenu D. B est né en 2000 à Bobo-Dioulasso, domicilié au secteur 17, menuisier de profession. Ce dernier n’est pas digne de confiance. En juin 2024, son ami N. A, affecté à Ouagadougou pour besoin de service, lui a confié la garde de sa maison contenant des fauteuils et une télévision écran plasma. Après juste le départ N. A de Bobo-Dioulasso pour Ouagadougou, D. M a soustrait les fauteuils et la télévision écran plat pour les vendre afin de se faire de l’argent. Quelques jours après, son ami constate que ses fauteuils ont disparu dans sa maison. Il saisit le Service de régional de Police judiciaire (SR/PJ). Les enquêtes de police vont permettre de mettre la main sur le présumé voleur. Il a été déféré au parquet du TGI Bobo qui l’a mis sous mandat de dépôt. Après avoir passé quelques jours à la maison d’arrêt, il a bénéficié d’une liberté provisoire. A l’audience du mardi, il devrait comparaître librement. Ce qu’il n’a pas fait. Ce qui a conduit le tribunal à le juger à son absence.

Dans le procès-verbal d’interrogatoire de la Police, lu par le président du tribunal, il ressort que D. M a toujours reconnu les faits et même devant le Procureur il les a reconnus. Il n’a jamais varié dans ses déclarations. Bénéficiant d’une liberté provisoire, il n’a plus comparu. Il a été jugé par défaut. Il a expliqué à la Police que « je dormais chez mon ami. Je connais très bien l’intérieur de sa maison. C’est nous-mêmes qui avons confectionné ses fauteuils. Entre temps, il me dit qu’il a été affecté à Ouagadougou. Il m’a dit de rester dans sa maison en attendant. C’est là que j’ai profité de son absence pour soustraire ses fauteuils. Je les ai vendus à 75 000 F CFA « , dit-il.

Le Parquet a estimé qu’il y a lieu de le maintenir dans les liens de la prévention pour des faits de vol conformément à l’article 611-1 et 2 du code pénal burkinabè. Il a requis contre lui la peine de 12 mois de prison et une amende de 500.000 FCFA, le tout assorti de sursis. Le tribunal correctionnel a suivi les réquisitions du ministère public.  Il l’a déclaré coupable et le condamné à 12 mois et une amende de 500.000F, le tout assorti de sursis.

Ben Alassane DAO