Au palais de justice: un présumé receleur risque 60 mois de prison

Deux individus, G.E et T.B, comparaissaient devant le tribunal correctionnel de Bobo-Dioulasso le 29 janvier 2024. Ils vont répondre respectivement des faits d’abus de confiance et de recel portant sur des cartons contenant des écrans de téléphones portables.

Le nommé G.E est apprenti chauffeur d’un camion de transport de marchandises, tandis que T.B est commerçant de divers objets. Les deux se connaissaient et se fréquentaient beaucoup. Un jour G.E se rend chez T.B avec des cartons contenant des écrans de téléphones. Il lui fait savoir que c’est son oncle qui lui a envoyé la marchandise depuis la Côte d’Ivoire pour vendre. Comme il n’est pas du domaine, il demande l’aide de T.B. C’est ainsi que le commerçant s’est lancé dans la publicité des produits par WhatsApp sans s’assurer réellement de leur origine. Alors qu’en réalité, les cartons étaient destinés à un autre commerçant domicilié à Ouagadougou. Après des constations, le destinataire des produits se rend compte que G.E a disparu avec ses cartons qui lui ont été remis en Côte d’Ivoire. Il va porter plainte auprès du Service régional de police judiciaire de Bobo (SR/PJ). Suite aux enquêtes, les deux individus seront interpellés puis déférés devant le parquet du tribunal de grande instance de Bobo-Dioulasso. Au parquet, ils seront poursuivis pour des faits d’abus de confiance pour l’un et de recel pour l’autre.
A la barre, aucun des prévenus ne reconnait les faits. Le premier, G.E, dit avoir reçu les colis pour les remettre au propriétaire, mais il a vendu quelques cartons pour se soigner. « J’avais mal au pied. C’est pourquoi j’ai vendu deux cartons à 70 000 F CFA afin de payer mes ordonnances », se défend G.E. à la barre. Le deuxième poursuivi pour recel dit avoir fait seulement une publication de la marchandise sur son statut WhatsApp pour attirer la clientèle. « Il m’a dit de l’aider à obtenir des clients. Je lui ai demandé à combien il va vendre le carton. Il m’a dit 35 000 F CFA l’unité. C’est ce que j’ai fait sinon je n’avais pas d’autres intentions derrière cette affaire. C’est après qu’il m’a dit de garder le reste chez moi. C’est dans ces deux jours-là, que nous avons été interpellés », éclaire-t-il devant le tribunal.
A la fin des débats contradictoires, le parquet a estimé que les faits reprochés à chacun des prévenus sont constitués. Par conséquent, il a requis à ce que G.E soit condamné à 36 mois de prison et 1 000 000 F CFA d’amende, le tout ferme pour abus de confiance. Contre T.B, le ministère public a demandé de le condamner à 60 mois d’emprisonnement et à une amende de 2 000 000 F CFA, le tout ferme pour recel. Le verdict sera connu le 05 février 2024.

Ben Alassane DAO