Autant le dire… C’est maintenant que débute la 21e Semaine nationale de la culture

La 21e édition de la Semaine nationale de la culture (SNC2024) est terminée. En tout cas pour ce qui concerne l’organisation proprement dite et surtout le volet festif. Toutes les activités programmées ont été effectivement menées. Tout cela est à mettre à l’actif du Comité national d’organisation qui a pris les mesures qu’il pouvait pour qu’il en soit ainsi.
De la Foire artisanale et commerciale au Grand prix national des arts et des lettres (GPNAL) en passant par la lutte traditionnelle, le tir à l’arc, l’art culinaire, la littérature, le circuit touristique, les arts plastiques, les réflexions sur le thème de l’édition…tout a été mis en œuvre pour la réussite de l’évènement. Cerise sur le gâteau, le président de la transition a passé une semaine à Bobo-Dioulasso et a marqué de par sa présence, la cérémonie d’ouverture. Quant à la cérémonie de clôture, elle a été présidée par le Premier ministre. C’est dire toute l’importance que les autorités au plus haut niveau ont accordée à cette 21e édition de la SNC et à la culture de façon générale.
« Culture, mémoire historique et sursaut patriotique ». Tel est le thème de cette 21e édition de la SNC. A ce sujet, il est bienséant de saluer l’idée du panel qui a été organisé autour de ce thème, combien important dans le contexte actuel de notre pays. En effet, c’est maintenant que débute la 21e édition de la SNC dans son volet thème. La réflexion autour de ce thème et sa mise en œuvre concrète sur le terrain doivent se poursuivre. Et ce, à partir des conclusions du forum qui a été organisé à cet effet.
La Semaine nationale de la culture ne doit plus se limiter à venir chaque deux années à Bobo-Dioulasso pour se livrer à des activités festives. Même si ces activités participent à l’animation de la ville de Bobo-Dioulasso et peuvent être comprises comme une forme de résilience de notre peuple, elles ne sauraient justifier une Semaine nationale de la culture. Aussi, est-il urgent de pousser davantage la réflexion de manière à ce que ces activités festives ne l’emportent pas sur le volet purement culturel de la Semaine. La SNC doit être cette école de la culture qui se poursuit au-delà de l’événement.
Le thème de cette édition invite à aller puiser dans notre culture, notre mémoire historique pour construire le prochain Burkina Faso, le Burkina Faso dont nous rêvons. Cela ne peut se faire uniquement pendant une seule Semaine nationale de la culture. La prochaine SNC c’est dans deux ans (en 2026). Nous avons donc deux ans pour poser les véritables bases du Burkina nouveau, issu de la SNC 2024. Nous avons l’obligation de le faire et d’en rendre compte à nos descendants. C’est cela aussi la mémoire historique que nous devons perpétuer et leur laisser. Ceux qui ne croient pas, peuvent aller se rassurer au village. Rendez-vous en 2026 pour la prochaine Semaine nationale de la culture.
Dabaoué Audrianne KANI

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