
T. A est un Sapeur-Pompier à la retraite âgé de 75 ans et chef du village rattaché à la commune de Bobo. Il a été poursuivi devant la justice pour des faits de stellionat portant sur un terrain d’une superficie de demi-hectare.
Les faits se sont déroulés dans un village rattaché à la commune de Bobo, village rattaché à la commune de Bobo-Dioulasso, dans la Province du Houet, courant année 2024. Il ressort que le nommé T. A a vendu un terrain à 625 000 F CFA alors que le terrain en question se trouve dans le domaine de la Gendarmerie. La victime ayant constaté que le terrain qu’il a acheté était la propriété de la Gendarmerie, décide d’annuler la vente et de porter plainte contre T. A pour infraction de stellionat.
L’affaire se retrouve en justice
La victime interrogée devant le tribunal le 08 août 2025, déclare ceci : « je voulais acheter un terrain. Je suis allé voir un intermédiaire qui m’a orienté chez le vieux. Ils m’ont dit 625 000 F CFA, j’ai payé et on a fait la décharge et autres papiers. Après vérification, j’ai été informé que le terrain appartient à la Gendarmerie. J’ai réclamé mon argent. Comme on tardait à rembourser mon argent, je suis allé porter plainte ». La victime a par contre précisé que le vieux lui a déjà remboursé la somme de 537 500 F CFA. Et qu’il reste 87 500 F CFA à rembourser. Le prévenu T. A dans sa défense dit qu’il y avait un vigile qui a servi d’intermédiaire pour la vente. « C’est le vigile qui a trompé ma vigilance. Il était sur les lieux avec l’acheteur. Je n’étais pas là-bas quand il faisait la délimitation du terrain pour la vente. Il est venu me remettre 500 000 F CFA. J’ai signé les décharges. C’est après que j’ai su qu’il a coupé une partie du terrain de la Gendarmerie. C’est moi même en tant que chef de village, qui a offert le terrain à la Gendarmerie. Je ne vois pas pourquoi je vais remettre un terrain à une structure de l’Etat et puis vendre ça encore », a expliqué T. A.
La victime réclame ses 87 500 F CFA.
Après les débats au fond, le Procureur a estimé que les faits de stellionat ne sont pas constitués à l’égard de T. A. Il a requis de le relaxer pour infraction non constituée. Le tribunal a suivi le parquet, décidant de la relaxe du prévenu. Il a en outre déclaré la demande de la victime irrecevable.
Ben Alassane DAO