
Photo d’illustration
Fraudes sur des produits importés, ces avides de gains faciles vont nous empoisonner. Drogue, cigarettes, poulets surgelés, poissons avariés, boissons frelatées, médicaments de la rue, céréales impropres à la consommation, carburant, … presque tous les produits sont concernés par la fraude. Si ce ne sont pas des produits prohibés et dangereux, impropres à la consommation qu’ils tentent de faire entrer sur le marché national, c’est de la contrebande qu’ils organisent pour se soustraire aux taxes et impôts liés aux produits importés à payer. A défaut, ce sont de fausses déclarations qu’ils font pour minorer les montants à payer.
Malheureusement, tous les produits sont concernés. Même sur les produits nationaux dont l’exportation est soumise à certaines conditions, ils usent de toutes les stratégies frauduleuses pour les faire sortir du territoire. Dans tous les cas, leur objectif est toujours le même : se faire beaucoup d’argent d’une part au préjudice du trésor public ; et d’autre part compromettre de la sécurité et de la santé du consommateur puisqu’ils sont bien conscients que les produits sont de mauvaise qualité.
Heureusement que les douanes, à travers plusieurs sections dont la Direction de la surveillance du territoire (DST) et les Brigades mobiles (BM) des douanes sont là et veillent au grain, de jour comme de nuit. Heureusement également que la Commission nationale de lutte contre la fraude (CNLF) et ses Bureaux régionaux est également sur le terrain et traquent avec beaucoup de succès tous ces fraudeurs sur les produits importés ou à l’exportation.
Heureusement enfin que la gendarmerie nationale et la police nationale, de leur côté, ne dorment pas et veillent sur les axes routiers dont ils ont la responsabilité. A l’intérieur des villes (heureusement aussi) la Brigade mobile de contrôle économique et de répression des fraudes (BMCRF) fouille, partout dans les marchés pour démasquer les fraudeurs et saisir les produits illicitement entrés malgré les mailles des autres organes de lutte contre la fraude.
Cependant, pour réussir davantage leurs missions, préserver les intérêts de l’Etat en termes de taxes et impôts et protéger la santé et la sécurité des consommateurs, il faut que chacun de nous s’implique à leur côté pour lutter efficacement contre la fraude ; sous toutes ces formes.
En effet, tout porte à croire que tous ceux qui s’adonnent à la fraude ne sont pas moins terroristes que les éléments des groupes armés terroristes. Par conséquent, ils doivent être traités de la même manière. S’ils ne collaborent pas directement avec eux, ils les approvisionnent indirectement en produits prohibés, contribuant ainsi à l’insécurité et à toutes les autres souffrances dont sont l’objet les Burkinabè.
Du reste, tout comme la corruption, la fraude est un phénomène pernicieux et condamné par la loi en ce sens qu’elle constitue un handicap dangereux pour le développement, le progrès et le bien-être des Burkinabè. Par conséquent, les fraudeurs doivent être désormais traduits publiquement devant la justice afin qu’ils nous expliquent pourquoi ils veulent nuire à notre santé, déstabiliser notre pays et retarder son développement. Puis, ensuite, les condamner conformément aux textes qui répriment la fraude au Burkina Faso.
Dabaoué Audrianne KANI