
Incontestablement, Bobo-Dioulasso sera dans quelques années une ville moderne. Tout comme les autres villes secondaires du Burkina Faso. C’est le moins que l’on puisse dire. Car, en plus des nouvelles réalisations en matière de construction de caniveaux et de routes, les travaux de l’unité de lutte contre l’incivisme Laabal, conjugués avec ceux de l’initiative Faso Mêbo, sont entrain de changer progressivement le visage de la ville de Bobo-Dioulasso. Idem pour d’autres villes où Laabal et Faso Mêbo s’investissent. Dans plusieurs secteurs de la ville on assiste ou bitumage de nouvelles routes.
C’est le cas au secteur 24, de la rue partant de l’avenue de l’Union européenne pour rejoindre la route de Leguema au niveau du Centre médical avec antenne chirurgicale (CMA) de Dafra. C’est le cas également de la route de Leguema, partant du boulevard Nelson Mandela jusqu’au village du même nom. Au secteur 5 (Kuinima), la route partant du rond du Cinquantenaire au port sec (secteur 18) est en bitumage. A Sarfalao, après la route allant de l’avenue Châlons-en-Champagne jusqu’à Kabakourou-Missiri, on assistera sans doute très bientôt au lancement des travaux de la route de contournement qui partira du secteur 25 à la route de Banfora et rejoindra la route de Orodara ; elle-même en réhabilitation. Quand on sait que les travaux de réhabilitation de la route Bobo-Banfora débuteront bientôt, on est heureux de savoir que le trafic sur la portion de cette route à l’intérieur de la commune sera plus fluide.
Le bitumage de toutes ces routes inclut la réalisation de caniveaux adaptés pour l’évacuation des eaux pluviales. Au secteur 23, ce sont de grands caniveaux qui sont en réalisation pour faciliter, là aussi, l’évacuation des eaux de pluie. Quand on sait que ce secteur était régulièrement envahi par les eaux pendant la saison des pluies, on comprend la joie des résidents de ne plus revivre le même calvaire.
Ces travaux de réhabilitation d’anciennes voies, de bitumage de nouvelles voies et de construction de caniveaux ne sont pas les seuls. Il y a d’’autres grands travaux comme le pavage de rues par l’initiative Faso Mêbo. Aussi, Laabal déguerpir les occupants anarchiques on se rend compte que nos rues sont suffisamment larges. Et quand Faso Mêbo pave, ça devient encore plus large et plus beau. Même ceux des occupants qui ont été contraints de démolir leurs installations sont finalement heureux de constater que Laabal et Faso Mêbo font un travail de qualité. La rue qui part du boulevard Félix Houphouët-Boigny pour rejoindre la rue Vicens en longeant le mur du Lycée Ouezzin Coulibaly, complètement pavée, est un exemple de rue pavée en expérimentation. Comme quoi, on ne peut pas faire des omelettes sans casser des œufs.
A Bobo-Dioulasso, les habitant sont conscients qu’on ne peut pas moderniser la ville sans la débarrasser de toutes ces installations anarchiques qui encombrent et étouffent. Ils sont aussi conscients que l’aménagement des rues dans la ville viendra, très prochainement, booster davantage leurs affaires. Car, à la fin, ils bénéficieront d’un environnement des affaires beaucoup plus adapté et plus sécurisé. En tout cas, tout le monde ou presque est unanime que la ville de Bobo-Dioulasso va changer très prochainement de visage et s’inscrit dans cette dynamique.
Dabaoué Audrianne KANI