
« Il n’y a pas deux capitaines dans un bateau ». « Avec moi, il n’y a pas d’homme fort. Si tu merdes je vais te mâter ». « Si quelqu’un pense que la religion peut lui permettre d’aller quelque part, il n’a qu’à partir ». « Il faut que nous les musulmans, nous fassions attention. Il faut être modéré ». « Les radicaux, on ne va pas s’entendre. Si tu es radicaliste et tu penses que ton pays est en dessous de ta religion, tu sors et tu pars où tu veux ».
« Il y a beaucoup de domaines dans lesquels on veut avancer, mais des individus refusent qu’on avance parce que leurs intérêts comptent plus que tout. Moi je ne vais pas accepter çà. Et si vous n’arrêtez pas, en tout cas on va se faire la guerre et moi je vais vous combattre. Ça, c’est sûr, c’est net ». « Quand on a adopté cette loi (ndrl : loi sur les libertés religieuses), c’est nous les musulmans qui avons été les premiers à nous plaindre. Pourquoi les autres ne se plaignent pas ? Pourquoi ? Est-ce qu’on s’est assis une fois et se poser la question ? Pourquoi ? »
Le Président Capitaine Ibrahim Traoré dit tout haut ce que de nombreux Burkinabè pensent bas. Il ne porte pas de gants pour dire tout haut ce qu’il pense. Surtout quand il pense que c’est ce qui est. Avec lui, il n’y a pas de tabou. Alors que, véritablement, c’est ce que des Burkinabè n’aiment pas du tout. Ces Burkinabè-là sont ceux qui, quand c’est noir, ils disent que c’est blanc. Quand c’est blanc, ils disent que c’est noir. Ils disent tout. Sauf la vérité. Autrement, ils ont un véritable problème avec la vérité. C’est pourquoi ils ont des problèmes avec le Président Capitaine Ibrahim Traoré. Ainsi, ils constituent eux-mêmes un problème.
Peut-on véritablement et franchement faire quelque chose de grand et de durable sur le mensonge ? A la tête d’un Etat, d’une entreprise ou d’une famille, peut-on se baser sur du faux, sur du moins vrai pour assurer un développement durable à un peuple, des salariés et à une famille ? Pendant les régimes dits démocratiques animés par des politiciens, nous avons eu droit à toutes les promesses. Mais, la réalité sur le terrain a été toute autre. Ce qu’on a toujours promis n’est jamais arrivé. Et quand ça arrive, ce n’est pas exactement ce qui a été promis. Mais, comme certains d’entre nous vivent des promesses non tenues et des mensonges, ils estiment que c’était le « bon vieux temps ».
Il faut que les Burkinabè acceptent de se dire la vérité. Quand il le faut. Sur tous les sujets. Quand bien même on dit que la vérité est relative, ce qui est vrai doit être vrai. Et ce qui est faux doit l’être également. Et reconnu par tous comme tel. En révolution, on dit qu’il faut appeler « un chat, un chat ». Il ne peut être autre animal qu’un chat. Et doit être traité comme un chat. Et on n’aura plus de problème avec le Président Capitaine Ibrahim Traoré.
Dabaoué Audrianne KANI