Une dizaine de jours après l’assassinat du Général Sadio Camara, ministre d’Etat, ministre malien de la Défense nationale et des Anciens combattants, le Général d’armée, le Président Assimi Goïta confie par délégation la Défense nationale à Oumar Diarra, un autre Général. Le ministre de la Défense nationale et des Anciens combattants, c’est lui-même, Général d’armée Assimi Goïta. Ainsi, après ces moments de douleur, le Mali reprend le combat. Qu’il n’avait d’ailleurs pas arrêté. Avec la ferme volonté et la farouche détermination d’aller chercher partout au Mali, où ils se trouvent, les terroristes et les neutraliser. Et rendre au Mali et à son peuple leur indépendance, leur souveraineté et leur dignité. A dire que l’assassinat lâche et barbare du Général Sadio Cama est venu revivifier encore plus cette flamme et cette rage de vaincre à tout prix le terrorisme et restaurer l’intégrité du territoire national et la dignité du peuple malien.
Plus qu’un pari, c’est un défi majeur pour le Général d’armée Assimi Goïta, ses frères d’armes de Kati et tous ceux qui l’accompagnent. Eux qui ont pris le pouvoir par les armes dans le but ultime de combattre l’insécurité et le terrorisme, de refonder la nation malienne, d’assurer à chaque Malienne et à chaque Malien partout où il se trouve sur le territoire national, le développement, la prospérité et le bien-être.
Inutile de dire que l’heure est grave. Dans tous les cas, elle l’était déjà. Il faut passer à une autre étape, beaucoup plus supérieure. Car, ce qui s’est passé le 25 avril 2026 à Kati, à Bamako et dans d’autres villes du pays, ne doit plus jamais se répéter. Sous quelle forme que ce soit. Frapper pratiquement au cœur du pouvoir comme ils l’ont fait, les groupes armés terroristes avec leurs complices ont eu du culot.
En nommant le général de division Oumar Diarra comme ministre délégué, le Général d’armée Assimi Goïta fait presque dans la continuité. Même si Oumar Diarra n’est pas un inconnu, il veut désormais avoir l’œil sur toutes les questions en lien avec la défense nationale. Chef d’Etat-Major général des armés, il n’était pas moins au centre du dispositif de la défense nationale et de la lutte contre le terrorisme. Par conséquent il connait les hommes, le terrain, la stratégie et les moyens dont dispose l’armée malienne. Il connait également les partenariats stratégiques que le Mali a avec les pays de l’Alliance des Etats du Sahel et aussi avec d’autres pays, comme la Russie.
Le combat qui s’engage au Mali n’est pas seulement celui de l’armée et du peuple maliens. Il est celui de l’ensemble des armées et des peuples de la Confédération AES. Il doit faire mentir tous ceux qui souhaitent le pire pour le Mali et avec lui, tout l’édifice de la Confédération AES. Mais, qu’on ne l’oublie pas. Si le Sahel tombe, aucun pays de la côte ne sera épargné. Aussi, plus que jamais, la détermination doit être au top, l’engagement total et le combat acharné. Sur tous les plans : militaire mais aussi de la communication et de l’information. Nul doute que nous sommes dans une autre dimension de la guerre de libération des peuples au Sahel.
Dabaoué Audrianne KANI
