Photo d’illustration
En réduisant de quinze à onze les jours fériés , chômés et payés et en consacrant d’autre jours de commémoration au Burkina Faso, l’État récupère 16,88 milliards de FCFA. Quand on fait une rapide sommation des montants d’argent perdus de la date d’institution de ces jours fériés, chômés et payés à nos jours, on se rend compte que ce sont d’importantes réalisations que nous avons manquées. C’est une évidence de dire que quand on est pauvre, on doit travailler beaucoup. Toutes les nations que nous envions pour leur développement l’ont été à la sueur du travail de leurs peuples. Aussi, nous voulons être développés et riches, et atteindre le niveau de développement de ces pays, nous devons travailler beaucoup plus qu’eux. Aucun peuple ne s’est développé en restant assis ou en refusant de travailler dur, intelligemment, dans la discipline et dans l’ordre. Malheureusement, sous nos tropiques et pour ce qui nous concerne au Burkina Faso, on veut se développer, être riche et vivre dans ‘e bonheur sans travailler dur et dans la durée. Pire, on veut tout tout de suite sans le moindre effort.
Il est temps qu’on se réveille et que l’on sorte très rapidement de ce rêve qui ne se réalisera jamais. Seul le travail développe une communauté ou un pays et permet à un individu de se réaliser pleinement.
La souveraineté, l’indépendance et la dignité auxquelles nous aspirons ne peuvent être u e réalité que si nous acceptons de travailler dur. Chacun dans le domaine dans lequel il excelle. L’autosuffisance alimentaire dépend de la capacité de nos braves producteurs à investir effectivement les champs et faire consciencieusement le travail qu’ils savent faire . Que ce soit pendant la saison des pluies ou pendant la saison sèche. Autrement, tant que l’autosuffisance alimentaire n’est pas atteinte, il ne devrait y avoir de repos pour les producteurs. Cela est aussi valable pour tous les autres acteurs du développement. Car, l’autosuffisance alimentaire par exemple sans la transformation et la commercialisation, il n’y a pas de développement. Autrement, tout se tient comme les maillons d’une chaîne.
Sous l’œil éclairé des générations actuelles, la jeunesse principal maillon du développement de notre pays doit se mettre tout de suite au travail. Si aujourd’hui certains accusent les générations passées de n’avoir rien fait ou fait peu pour le développement du pays, demain ce sera le tour de des générations actuelles d’être accusées si elles ne font rien pendant qu’il est temps. En tout cas, chacun est prévenu. En attendant, redoublons d’ardeur au travail.
Dabaoué Audrianne KANI
