(Photo d’illustration)
Lorsque le Président du Faso, le Capitaine Ibrahim Traoré a dit au cours d’un de ses messages qu’on ne peut pas développer un pays dans l’indiscipline et le désordre, quasiment nous avons tous repris le message. Qui est même devenu un refrain. Comme quoi, plus rien ne devrait être comme avant. De ce point de vue, devrait-on encore nous inviter ou nous obliger à être disciplinés ou à observer de l’ordre dans tout ce que nous faisons ? Certainement que non ! Malheureusement, ce n’est pas ce qu’il est donné de voir dans certains milieux. Dans la circulation par exemple, des Burkinabè continuent de fouler aux pieds les règles élémentaires de la circulation. Jusqu’à présent, et ce malgré les mesures de sensibilisation et même parfois de répression, certains ne respectent ni les feux tricolores ni les stops. Et quand survient une panne de feux dans un carrefour, c’est l’intolérance et la pagaille généralisées. Personne ne veut céder le passage à personne. Créant ainsi parfois des embouteillages qui ne devraient pas exister. C’est dommage !
Quant au port du casque, les usagers de la route reconnaissent son importance et surtout sa fonction de protection de la tête en cas d’accident. Mais en retour, ils sont très bien peu à le porter dans la circulation. Même quand ils l’ont. C’est lorsqu’il survient un accident et que par non port du casque la victime subit un traumatisme que tout le monde se rappelle de la nécessité et de l’importance du port du casque. Quel peuple ! Devrait-on nous contraindre à porter le casque pour nous épargner de la mort en cas d’accident dans la circulation ?
La lutte contre l’insécurité et le terrorisme passe par le renseignement. Et c’est ce que les forces combattantes nous demandent de faire en dénonçant tout comportement suspect. Si nous sommes conscients (et nous le sommes) que vaincre le terrorisme et reconquérir l’intégrité de notre territoire participe de la souveraineté, de l’indépendance et de la dignité de notre peuple, devrait-on nous supplier de dénoncer des comportements suspects ?
Le Président du Faso, le Capitaine Ibrahim Traoré, nous invite régulièrement dans presque tous ses messages à l’unité, à la cohésion, de sorte à travailler et à relever ensemble les défis de notre temps et porter notre pays dans le concert des nations en développement. Y a-t-il une autre façon de réconcilier un peuple avec lui-même que de l’appeler à l’unité ? Du reste, nous sommes tous très conscients que c’est ensemble, et chacun dans le domaine dans lequel il excelle, que nous créerons les conditions de notre prospérité et de notre mieux-vivre. Pourquoi devrait-on alors nous inviter à faire très bien ce que nous savons faire ?
Servir le peuple, c’est servir le Burkina Faso, c’est aussi et surtout rendre service à soi-même. Ne devrions-pas être fiers de servir notre peuple, chacun dans ce qu’il sait faire ? Qui ne serait pas d’avoir participé à la refondation et surtout à la libération de son pays des mains des groupes armés terroristes ? NON, il y a des choses qu’on ne devrait plus nous demander de faire. Parce que, nous devrions, trois années après, comprendre où nous voulons aller et comment y arriver. C’est maintenant, car plus tard sera trop tard.
Dabaoué Audrianne KANI
