Autant le dire… :sale temps dans le milieu associatif

Le ministère de l’Administration territoriale et de la Mobilité a procédé ces derniers temps à la révocation des arrêtés d’autorisation d’exercer de plusieurs associations étrangères ou non au Burkina Faso. La principale raison est la non signature de la convention d’établissement. Pourquoi une association qui demande véritablement à exercer peut-elle refuser de signer une convention d’établissement si ses objectifs ne sont pas ailleurs ? Autant dire que le ministre Zerbo et ses services techniques ont vu juste.

En effet, elles sont sans aucun doute, aujourd’hui nombreuses ces associations et Organisations non-gouvernementales dont la mission essentielle est d’espionner le Burkina Faso au profit de puissances étrangères et même de nos ennemis les plus farouches que sont les groupes armés terroristes. C’est donc l’occasion de fouiller dans le milieu et extirper des rangs toutes celles dont les activités ne sont pas compatibles avec les objectifs de souveraineté, d’indépendance véritable et de dignité de notre peuple. La refondation de la gouvernance ne concerne pas seulement l’administration publique, mais tous les secteurs, y compris justement celui des associations et des ONGs, quels que soient les objectifs qu’ils poursuivent. Cette refondation doit également s’étendre aux associations nationales qui pullulent presque dans toutes les localités avec parfois les mêmes objectifs également. De la même manière que cela est en train d’être fait avec les partis politiques, le gouvernement doit durcir les conditions de création des associations et les soumettre à des résultats tangibles sur le terrain en fonction de leurs objectifs. Il en est de même des organisations de la société civile, ces appendices des partis politiques qui font plus de politique que ceux qui sont formés et payés pour ça. Il est connu de tous que le milieu associatif comprend des milliers d’associations et d’ONGs qui ont parfois les mêmes missions et les mêmes zones d’intervention. Malheureusement, le plus souvent elles refusent de collaborer pour mener des actions concertées et plus efficaces. Sapant ainsi très souvent les actions de développement sur le terrain. Il était temps de réorganiser tout cela. Le ministre doit aller plus loin. Car les objectifs de développement des Burkinabè ne sont plus qu’on vienne leur donner à boire et à manger. Mais qu’on nous apporte la technologie et les moyens de production. Pour le reste, nous le ferons nous-mêmes. Que cela soit compris de tous ceux qui veulent coopérer ou avoir un partenariat quel que soit le domaine d’activité, avec notre pays.

Dabaoué Audrianne KANI