
Aux six Initiatives présidentielles pour l’Offensive agro-sylvo-pastorale, pour l’autosuffisance alimentaire, pour la santé, l’éducation, le sport, le développement communautaire, et Faso Mêbo dont les objectifs sont d’accélérer le développement dans les domaines clés du processus de refondation pour la souveraineté, l’indépendance et la dignité du peuple burkinabè, se greffent d’autres initiatives non moins importantes que prennent les départements ministériels et certaines institutions publiques. Ce qui est une bonne chose car, comme nous ne cessons de le dire dans les mêmes colonnes, chaque Burkinabè veut apporter sa part contributive à la construction de la nation. Il suffit de lui donner l’opportunité. Car, c’est de cela qu’il s’agit au moment où le pays a besoin de rassembler toutes ces filles et fils pour rester debout et aller résolument vers le développement durable.
Oui, les Burkinabè ont longtemps souffert du sous-développement et du mal-être alors qu’ils ont des ressources pour vivre bien dans leur pays. Aussi, si tout est urgent et qu’il faut aller vite comme l’avait indiqué le Capitaine Ibrahim Traoré dès les premiers instants de sa prise de pouvoir, il faut tout de même admettre que tout ne peut pas être prioritaire. Aussi, n’est-il pas plus indiqué de faire en sorte que toutes ces belles initiatives s’inscrivent dans une dynamique commune, bien orchestrée afin que la musique soit bien audible et dansable ? Parce que le plus important n’est pas d’avoir des initiatives et de les lancer, mais de faire en sorte que toutes ces bonnes intentions portent les fruits escomptés. Pendant que nous sommes à la deuxième édition de la Semaine du vivre-ensemble, il se déroule sur le territoire national l’opération « Dèmè Sira, la voie de la solidarité » qui, en réalité, n’est pas différente du mois de la Solidarité. Et si l’on mettait tout cela ensemble pour que le Burkinabè sache exactement ce que l’on veut lui inculquer dans la tête et dans les comportements ?
On a lancé l’opération de déguerpissement des occupants anarchiques des voies dans les grandes villes. Une opération bien appréciée parce qu’elle a permis de libérer les voies. Malheureusement si l’on n’y prend garde, on risque de reprendre cette opération pour la deuxième fois. L’initiative Faso Mêbo qui devait être le prolongement de cette opération de libération des voies, semble marquer le pas. En tout cas si les contributions se poursuivent sur les sites de l’opération, le rythme des travaux a diminué sur le terrain (en tout cas pour ce qui concerne la ville de Bobo-Dioulasso). La Révolution progressiste populaire, comme toute révolution, consiste à un changement des comportements mais aussi à des actions porteuses, visibles et durables sur le terrain. Les récents rétropédalages du ministre de l’Enseignement supérieur, de la Recherche de l’Innovation et de celui de la Santé, s’ils peuvent être compréhensibles, doivent être rares. Que le Président Ibrahim Traoré le sache : il est le Capitaine (au sens propre comme au sens figuré du terme) à bord. C’est lui que les Burkinabè connaissent et c’est à lui qu’ils ont confié la destinée de leur pays et l’avenir de leurs enfants. C’est lui qui, au soir de son règne, devra rendre compte du mandat qui lui a été donné. Comme il le reconnait lui-même, le Burkinabè est intrinsèquement révolutionnaire.
Dabaoué Audrianne KANI