Jardin la Renaissance : Un espace de détente à l’agonie

Le jardin zoologique public la Renaissance situé au centre-ville de Bobo-Dioulasso sur l’avenue de la Révolution, autrefois attrayant, n’est plus à envier. Il est en état de dégradation. Nous y avons fait le constat le 09 mai 2023.

Les jardins publics nécessitent des ressources financières pour leur entretien régulier. Si les budgets alloués à ces espaces verts sont insuffisants, cela peut entrainer un manque de personnel pour l’entretien, une absence de matériel adéquat et une détérioration des installations. C’est le cas du Jardin la Renaissance, jadis admiré par les amis de la nature à la recherche de la quiétude et de la biodiversité. En effet, une partie de ce jardin qui avait retrouvé son lustre d’antan en 2014 grâce à un promoteur, est en déliquescence et envahie par des herbes, par ricochet des reptiles qui constituent un danger pour les riverains. Cette partie de ce Jardin donc au lieu d’être attrayante est actuellement délabrée et a perdu toute attractivité. De nos jours, seule la présence de certains élèves à l’approche des examens et de quelques usagers les autres moments de l’année, tentent de donner vie à ce lieu qui auparavant était fréquenté par de nombreux riverains, voire même des touristes venus d’autres horizons. De même, la passerelle qui reliait les deux rives du marigot Houet, n’est plus d’actualité et il faudrait être courageux pour l’emprunter au péril de sa vie. Ce jardin dit zoologique ne l’est plus car aucun animal n’y fait signe de vie. «Il y avait beaucoup de choses, les singes, les pintades sauvages, les renards», nous confie un habitué des lieux. Il est fort déplorable de constater une déviation des objectifs du jardin tant les aménagements qui y sont faits sont en passe d’en faire un débit de boisson, d’où le nom ‘’Pata pata’’. Il est grand temps que chacun joue sa partition pour la réhabilitation totale et la préservation de cet endroit public qui remplit une fonction récréative, sanitaire, éducative, sociale, culturelle et économique.

Norrockom Edwige KAM

Rufin Allakagni Oula BARO/

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