Autant le dire…:les journalistes ne sont ni contre la reconquête du territoire ni contre la transition

 

 

 

On peut certainement reprocher beaucoup de choses aux journalistes burkinabè, sauf de ne pas aimer leur pays, de saper les actions des autorités de la transition et la refondation de la gouvernance de façon générale. Les journalistes burkinabè ont toujours été à l’avant-garde des luttes pour la libération de la Haute-Volta devenue Burkina Fao en 1984. Ils ont toujours été de toutes les luttes pour le progrès et le développement de leur pays. Cependant, il n’est pas exclu qu’il y ait parmi eux des journalistes qui aient des opinions personnelles différentes de celles des autorités de la transition ou qui ont des appréciations certainement opposées aux méthodes qu’utilisent la transition pour régler certaines questions liées à la gouvernance et à la lutte contre le terrorisme. Mais cela suffit-il à généraliser que les journalistes sont opposés à la transition, aux actions de reconquête de l’intégrité territoriale de notre pays et à la lutte pour l’indépendance, la souveraineté et la dignité de notre peuple ? Certainement que non ! Autant il y a des gens dans d’autres composantes de notre peuple qui n’apprécient pas les actions de la transition telles qu’elles se déroulent, autant il y en a dans le milieu des journalistes. C’est la loi de la nature : tout le monde n’apprécie pas les mêmes choses de la même manière dans le même contexte. Ce qui est important, c’est la position de la majorité. Au même titre que les Forces de défense et de sécurité, les Volontaires pour la défense de la patrie et toutes les autres forces engagées dans ce combat qui est devenu une lutte d’indépendance (pour reprendre les termes du Capitaine Ibrahim Traoré), les journalistes sont engagés et déterminés à libérer leur pays des mains de ceux qui pillent leurs richesses et les maintiennent sous leur joug, dans la dépendance. Ils sont d’autant plus déterminés et engagés qu’ils sont nombreux qui, directement ou indirectement, ont au même titre subi les exactions barbares des groupes armés terroristes et de leurs soutiens. Certains d’entre eux en porteront pour toute leur vie les stigmates. Au moment où le pays a besoin de l’ensemble de filles et fils dans une synergie d’intelligences et d’actions, c’est le lieu d’appeler à l’union, à la fraternité et à la solidarité pour vaincre ensemble. Une autre option n’étant envisageable, il faut impérativement vaincre nos ennemis. Par conséquent, les Burkinabè ne doivent pas se laisser distraire par des agitations stériles de nos adversaires dont l’objectif est connu : nous faire oublier l’essentiel pour mieux nous combattre. Du reste, n’est-il pas de la stratégie des groupes terroristes d’opposer les peuples, les uns aux autres, pour mieux assouvir leurs intérêts ? Dans tous les cas, l’histoire a toujours démontré que tous ceux qui se sont mis à l’écart ou qui ont tenté de saboter les grandes luttes des peuples ont toujours payé le prix, d’une manière ou d’une autre, tôt ou tard. Ce qui est sûr, plus rien ne sera comme avant au Burkina Faso. Les esprits ont bien évolué.

Dabaoué Audrianne KANI