Bassin du Kou : Des stratégies de protection mises en place

Le Conseil régional des Hauts-Bassins, à travers l’Agence régional de développement  (ARD), a procédé jeudi 22 octobre 2020 à la validation des rapports finaux sur les propositions de stratégies de protection et de gestion de la ressource en eau dans ladite région.

Les officiels ont invité les acteurs à travailler de façon collégiale

La validation des rapports finaux sur les propositions de stratégies de protection et de gestion de la ressource en eau dans la région intervient après une étude diagnostique de l’état des lieux du Bassin du Kou. Elle a été commanditée par l’Agence régionale de développement des Hauts-Bassins. Suite au constat que le bassin du Kou ne se porte pas bien. L’objectif est d’endiguer les phénomènes d’ensablement, de disparition des nappes souterraines, (…) avant que l’action anthropique ne cause des dommages irréversibles au Bassins du Kou.

Selon le président du Conseil  régional des Hauts-Bassins, Célestin Koussoubé, « le bassin du kou est la source principale de fourniture d’eau dans la région des Hauts-Bassins, particulièrement à la ville de Bobo-Dioulasso. Cette étude a été commanditée pour trouver des sources de financement afin de résoudre une bonne partie du problème d’approvisionnement en eau de ladite région » Car, si des dispositions ne sont pas prises pour que les gens respectent une bande de protection des berges de la rivière, ce n’est pas sûr qu’une solution durable soit trouver avec le temps. C’est pourquoi, les industriels, les éleveurs, la population bobolaise et des villages environnants, les exploitants de la plaine, les maraîchers, (…) ont été conviés pour des échanges dans l’optique de trouver des pistes de solutions. Pour le directeur de l’ARD, Dramane Ouattara, «les difficultés sont en lien avec les pratiques agricoles, humaines, l’occupation de l’espace, etc. Cette rencontre servira de cadre aux parties prenantes d’apprécier les propositions de stratégies faites par Eau-vive international ».

Selon le consultant Semanou Kokou de Eau-vive international, « l’expertise a porté sur les volets institutionnel, gouvernance et agrosylvopastoral. Le document renfermera des propositions de stratégies pour actionner les acteurs afin que chacun prenne plus de responsabilités de partage du bassin. Car, c’est une ressource qui appartient à tout le monde. Il faut que les acteurs puissent travailler collégialement pour un même objectif. Si je suis en amont, je dois penser à celui qui est en aval. Et quand je suis en aval, je dois penser qu’il y a quelqu’un qui l’a utilisé avant moi et préserver la ressource pour la protéger pour une durabilité».

Fatimata BELEM

Sira DAO/Stagiaire

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