M.W est un père de famille de sept enfants. Il a comparu devant la chambre criminelle du TGI de Bobo-Dioulasso, le 11 mai 2026 pour avoir poi/gnardé à mort son petit frère.
Le cri/me a été commis en 2017 dans le village de Bah, département de Lèna, province du Houet. M.W, puisque c’est de lui qu’il s’agit, est accusé d’avoir poi/gnardé à mo/rt son propre petit frère. Selon le dossier, son petit frère et lui avait des antécédents. Son petit frère, lui serait atteint de troubles mentaux au regard de son caractère agressif. À la suite d’une discorde, une altercation les a opposés. Se défendant face au danger, M.W aurait fait usage d’un couteau pour poi/gnarder son petit frère qui va succomber à ses blessures. Après l’acte, il s’est auto-dénoncé à la gendarmerie de la localité. L’affaire arrive devant la justice. Le procureur accuse M.W des faits d’assa/ssi/nat.
À la barre, les faits ne sont pas contestés
L’accusé reconnaît être à l’origine du meur/tre de son petit frère. Il a expliqué qu’il a administré à la victime des coups de couteau, le jour des faits. «Ce jour-là, nous avons eu une discorde et je l’ai poi/gnardé à deux reprises avec un couteau», a-t-il reconnu devant la chambre criminelle. Interrogé sur son intention en poi/gnardant la victime, l’accusé répond : « Je ne sais même pas ce qui m’a poussé dans ça. Ça peut être un mauvais sort aussi. Je regrette l’acte ». Le tribunal a l’interrogé pour savoir sur quelles parties du corps, il a exactement poignardé la victime.
« Je l’ai poignardé au ventre»
Le juge a demandé à l’accusé s’il y avait des mésententes entre lui et son défunt petit frère avant les faits puisqu’il est ressorti que la victime lui envoyait de l’argent depuis la Côte d’Ivoire pour des investissements qu’il n’a pas pu réaliser. L’accusé répond par la négative. «Ce n’est pas avéré. Au moment où il était en Côte d’Ivoire, il ne m’a pas envoyé de l’argent pour des investissements. La seule fois que je me rappelle, il m’a envoyé 5 000 F pour les funéraires de notre mère », a-t-il précisé. Un des frères de l’accusé et de la victime a témoigné devant le tribunal. Il a confirmé qu’il y a eu auparavant des antécédents entre les deux frères. Il a affirmé également que la victime était reconnue pour son caractère agressif.
Pas de réclamations civiles
Sur les intérêts civils, la famille n’a rien réclamé. Le parquet dans ses réquisitions, a retenu l’infraction d’assa/ssi/nat. Il a demandé au tribunal de déclarer l’accusé coupable et de le condamner à l’emprisonnement à vie. L’avocat de la défense a plaidé la clémence du tribunal pour que son client puisse rejoindre la société. Le tribunal a mis le dossier en délibéré pour le 25 mai 2026.
Ben Alassane DAO
