Bobo-Dioulasso, Kaya et Ouahigouya: plus de 124 milliards FCFA pour construire des routes, des caniveaux

Le projet de mobilité et de développement urbain des villes secondaires a été officiellement lancé samedi 17 février 2024 à Bobo-Dioulasso. En présence du ministre en charge de la mobilité urbaine et du ministre d’Etat en charge de la communication, représentant le Premier ministre patron de la cérémonie.

Le projet de mobilité et de développement urbain des villes secondaires vise à améliorer la mobilité urbaine, favoriser l’accès aux services de base et aux opportunités économiques et à renforcer les capacités de gestion urbaine des villes de Bobo-Dioulasso, de Kaya et de Ouahigouya. D’un coût global de 124 871 254 305 F.CFA, le PMDUVS bénéficie de l’appui de la Banque mondiale à hauteur de 119 milliards de F CFA et 5 milliards de F CFA de l’Etat burkinabè pour la contrepartie nationale. A Bobo-Dioulasso, ce sont environ 51 milliards de F.CFA d’investissements qui sont prévus, près de 29 milliards de F.CFA d’investissements à Kaya et 30 milliards de F.CFA à Ouahigouya. Aussi, 14 milliards de F.CFA sont destinés au financement des activités des structures sectorielles et à la gestion du projet. «A Bobo-Dioulasso, à Kaya et à Ouahigouya, on observe une augmentation du nombre d’accidents de la route impliquant des déplacés internes. Les incidents où des véhicules entrent en collision avec des piétons sont devenus monnaie courante entraînant des blessures graves, voire des pertes en vies », fait remarquer le ministre en charge de la mobilité urbaine, Roland Somda. Selon qui, le PMDUVS qui est né de la volonté de l’Etat burkinabè vise donc à apporter une réponse conséquente aux défis de déplacement urbain des populations et des biens, tout en offrant aux citoyens des villes bénéficiaires une mobilité urbaine sûre, efficace et inclusive. Le délai d’exécution du projet est de cinq ans (60 mois).
De gros investissements pour le bien-être des populations
De façon concrète, les travaux consisteront entre autres, à la réalisation d’infrastructures routières, de canaux d’évacuation, la réhabilitation d’espaces verts et publics, le soutien à l’achat de véhicules électriques à trois roues, la réalisation d’équipement d’autobus le long de certains itinéraires, la construction et l’équipement de salles de classes et l’appui aux groupements de femmes et aux associations socioprofessionnelles. De l’avis de Franz Dress-Gross, directeur régional des infrastructures de la Banque mondiale pour l’Afrique de l’Ouest et du Centre, le PMDUVS s’inscrit dans la stratégie de l’institution pour répondre aux facteurs de fragilité et de conflits au Burkina Faso. L’objectif de la Banque mondiale est de mettre fin à la l’extrême pauvreté et de promouvoir une prospérité partagée de manière durable. A l’en croire, les investissements qui seront réalisés, favoriseront la création d’emplois et des opportunités à la résilience et à la stabilité des villes bénéficiaires. Prenant la parole au nom du Premier ministre, le ministre d’Etat en charge de la communication Jean Emmanuel Ouédraogo a indiqué que le secteur du transport constitue un maillon très important dans la chaîne de développement économique et social du Burkina Faso qui est sans littoral et qui sert en plus de pays de transit pour d’autres pays voisins enclavés. C’est pourquoi il a salué les efforts engagés par la Banque mondiale pour la mise en œuvre du PMDUVS. Aussi, le ministre d’Etat a rassuré que le gouvernement porte une attention particulière à ce projet qui contribuera à améliorer les conditions de vie des populations. «La présence de l’Etat sera alors renforcée grâce à l’amélioration des capacités des villes à répondre aux besoins de la population et à prévenir les conflits », a, en outre, promis le représentant du chef du Gouvernement.

Ousmane TRAORE

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