Confection d’articles en pagne : Le cri de cœur d’une apprenante

L’entrepreneuriat est l’un des éléments qui pourrait faciliter le développement du Burkina Faso. Apparemment les jeunes en ont conscience et n’hésitent plus à se former et ce dans plusieurs domaines dont la confection des articles en pagnes.

Le pagne est reconnu en Afrique comme une culture même si son origine première n’est pas africaine. Il a connu un succès incontestable sur notre continent et l’on ne cesse depuis lors de le valoriser. Auparavant destiné à la couture, autant chez les femmes que chez les hommes, son utilité est maintenant assez diverse.

Aujourd’hui, le pagne fait ses preuves dans le domaine de la confection des accessoires de tenues notamment les sacs à mains, chaussures, boucles d’oreille, colliers, éventails etc. Bien vrai que le domaine n’est pas assez développé au Burkina Faso, mais il représente une activité prometteuse. Nombreux sont ceux qui se forment peu à peu dans ce secteur en espérant un jour entreprendre dans ce sens. Samira, 18 ans et jeune fille déscolarisée a récemment été formée en confection des articles féminins en pagne et prévoit créer sa propre marque. «J’ai suivi la formation pendant quatre jours et j’ai vraiment beaucoup appris.

Maintenant, je peux fabriquer mes accessoires en pagne toute seule et de façon à aller de pair avec mes tenues. En tout cas, c’est très joli, donc je prévois créer ma marque et commercialiser les articles. J’encourage également les jeunes à se lancer dans le domaine», affirme la jeune fille. Il faut noter que ces parures sont très prisées des femmes, vu leur originalité. L’engouement autour des articles en pagne est flagrant, surtout lors des expositions et foires où ils suscitent la curiosité de plus d’un. Il est évident que cela rentre dans le cadre de l’entrepreneuriat et pourrait grandement contribuer au développement de la nation.

Mais le véritable problème se situe au niveau du manque d’accompagnement après les formations. Nombreux sont ceux qui, après la formation, demeurent dans l’ombre, faute de moyens pour se lancer. Il faudrait peut-être que le gouvernement débloque plus de fonds d’appui pour ces nouveaux formés.

                                                                       Selma Malicka DOUGOURI/ Stagiaire

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