Conseil des droits de l’homme des Nations-Unies : La Chine souhaite placer le peuple au cœur de l’action

Selon la République populaire de Chine, il faut placer le peuple au cœur de l’action et faire progresser les droits de l’homme dans le monde. C’est ce que Wang Yi, conseiller d’État et ministre des Affaires étrangères de la Républicain populaire de Chine a indiqué le 22 février 2021, lors du segment de haut niveau de la 46ème session du Conseil des droits de l’homme des Nations-Unies.

Le conseiller d’État et ministre des Affaires étrangères de la Républicain populaire de Chine, Wang Yi

A l’occasion de la 46ème session du Conseil des droits de l’homme des Nations-Unies, Wang Yi, conseiller d’État et ministre des Affaires étrangères de la Républicain populaire de Chine, a rappelé que l’humanité mène aujourd’hui un combat ardu contre la COVID-19. Cette pandémie a eu des impacts calamiteux sur l’humanité, avec plus de 100 millions de contaminations, plus de deux millions de morts et 130 millions de personnes retombées dans la pauvreté. Les inégalités dans le monde s’aggravent, l’écart Nord-Sud se creuse et le droit au développement est confronté à de nouveaux défis. Le racisme et la xénophobie continuent de gagner du terrain, et la désinformation et les discours de haine se multiplient. Certains pays n’hésitent pas à instrumentaliser l’épidémie à des fins de politisation et de stigmatisation, et les revendications légitimes de nombreux pays en développement pour l’accès aux vaccins ne sont pas prises en compte ni satisfaites. « Le virus est notre ennemi commun, et le vaincre est une mission qui nous incombe. Pour y parvenir, la solidarité et la coopération sont notre seule option », a relevé le diplomate chinois, Wang Yi.

La protection des droits de l’homme face aux changements inédits

Comment promouvoir et protéger les droits de l’homme face aux changements inédits et à l’épidémie jamais vue depuis un siècle ? Voici les propositions de la Chine.

Premièrement, nous devons nous attacher au concept des droits de l’homme centré sur le peuple. L’homme est au cœur des droits de l’homme, et l’intérêt du peuple en constitue le point de départ et la finalité. Renforcer le sentiment de satisfaction, de bonheur et de sécurité du peuple est la vocation fondamentale des droits de l’homme et l’objectif ultime de la gouvernance d’un pays. Placer le peuple au cœur de l’action, c’est le rendre maître véritable de son pays et lui assurer la participation à la gouvernance du pays et à la consultation politique, et c’est réduire sans cesse l’écart de richesse et promouvoir le plein épanouissement de l’homme.

Deuxièmement, nous devons allier l’universalité des droits de l’homme et les réalités nationales de chaque pays. La paix, le développement, l’équité, la justice, la démocratie et la liberté sont les valeurs communes de l’humanité reconnues par tous les pays. La Charte des Nations-Unies et la Déclaration universelle des droits de l’homme, qui ont fixé les objectifs nobles et les principes fondamentaux de la cause des droits de l’homme dans le monde, doivent être observées et appliquées par tous les pays.

Troisièmement, nous devons promouvoir de manière systématique toutes les catégories de droits de l’homme. Les droits de l’homme couvrent tous les domaines. Ils comprennent aussi bien les droits civils et politiques que les droits économiques, sociaux et culturels, et ceux à l’existence et au développement sont les droits de l’homme fondamentaux les plus importants.

Quatrièmement, nous devons promouvoir le dialogue et la coopération internationaux sur les droits de l’homme. La protection et la promotion des droits de l’homme sont la cause commune de tous. La gouvernance mondiale des droits de l’homme doit être promue à travers les consultations entre tous les pays, et tous les peuples doivent pouvoir partager les fruits du développement des droits de l’homme. Les droits de l’homme ne sont pas le monopole de quelques pays, encore moins doivent-ils être un outil pour faire pression aux autres ou s’ingérer dans les affaires intérieures d’autrui.

2021, une année importante pour la Chine

Pour Wang Yi, l’année 2021 est extrêmement importante pour la Chine. Nous célébrerons le centenaire du Parti communiste chinois (PCC) et entamerons la nouvelle marche vers la construction sur tous les plans d’un pays socialiste moderne. Sous la direction du PCC, nous avons frayé avec succès la voie socialiste aux couleurs chinoises soutenue par l’ensemble du peuple chinois et la voie de développement des droits de l’homme adaptée aux réalités et aux besoins du pays.

Nous avons sorti de la pauvreté l’ensemble de la population rurale vivant sous l’actuel seuil de pauvreté et réalisé, avec dix ans d’avance, l’objectif d’élimination de la pauvreté du Programme de développement durable à l’horizon 2030. C’est un rêve millénaire de la nation chinoise devenu réalité et un progrès historique accompli en matière de droits de l’homme. L’éradication de la pauvreté en Chine se traduit non seulement par l’augmentation des revenus et l’amélioration du bien-être social, mais aussi et surtout par la garantie effective des droits de chacun à l’éducation, aux soins médicaux et au logement. La Chine a mis en place le plus grand système de protection sociale du monde. Il couvre un large éventail d’aspects comme la prise en charge des personnes âgées, les soins médicaux, le minimum vital et le logement. Un PIB de plus de 100 000 milliards de yuans RMB et une stabilité sociale constante permettent à la cause des droits de l’homme en Chine de progresser sur des bases solides.

S’engager à faire des vaccins un bien public mondial

Face à l’éclatement de la COVID-19, le gouvernement chinois, plaçant le peuple et la vie au-dessus de tout, a toujours donné la première priorité à la sécurité et à la santé de chaque individu et s’est totalement investi pour défendre la vie et la dignité du peuple. Nous avons mené la plus grande opération humanitaire d’urgence à l’échelle mondiale dans l’histoire de la Chine nouvelle pour venir en aide à différents pays et organisations internationales qui en avaient besoin. Il s’agit d’une étape concrète pour honorer notre engagement à bâtir une communauté de santé pour tous. Le vaccin, qui est un enjeu pour les droits à la santé, à la survie et au développement de tous les peuples, est la priorité du moment. Il est nécessaire de promouvoir une distribution équitable des vaccins dans le monde, et surtout d’en assurer l’accessibilité et l’abordabilité pour les pays en développement. La Chine est le premier pays à s’engager à faire des vaccins un bien public mondial. Malgré nos propres difficultés, nous sommes en train d’apporter des dons de vaccins à 53 pays qui en ont besoin et d’exporter des vaccins vers 22 pays qui en ont exprimé le souhait. La grande majorité de ces pays sont des pays en développement. Nous espérons que tous les pays qui en ont la capacité apporteront ensemble leur part de contribution.

Jules TIENDREBEOGO

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