Coopération Sino-africaine : La relation est à sa vitesse de croisière

Le conseiller d’Etat et ministre chinois des Affaires étrangères, Wang Yi est en visite officielle en Afrique, perpétuant une tradition de 31 ans selon laquelle un chef de la diplomatie chinoise commence chaque année par une tournée en Afrique. La coopération sino-africaine est au beau fixe.

La Chine et l’Afruqe ont signé des objectifs clairs dans leur feuille de route de coopération

La pandémie de COVID-19 fait ravage sur le continent africain. Le conseiller d’Etat et ministre chinois des Affaires étrangères, Wang Yi, se rendra au Nigeria, en Afrique soulignant ainsi la grande importance que la Chine attache à ses relations avec l’Afrique. Lorsque la maladie a, à son tour atteint l’Afrique, la Chine a pris l’initiative de lui fournir une grande quantité de matériel anti-épidémique et a dépêché sur place, dans 15 pays, des équipes médicales.

La Chine adhère de tout temps aux principes de sincérité, de réalité, d’affinité et de bonne foi dans sa politique envers l’Afrique. En 2020, elle a commencé à aider à la construction du siège des Centres africains pour le contrôle et la prévention des maladies, honorant avant la date prévue son engagement pris lors du sommet extraordinaire sino-africain sur la solidarité contre le COVID-19. Sur le plan économique, la Chine a signé des accords sur la suspension du service de la dette avec 12 pays africains et a exonéré les prêts sans intérêts à 15 pays africains qui arrivaient à échéance fin 2020, devenant ainsi le plus grand contributeur du G20 à l’allègement de la dette africaine.

En tant que plus grand pays et plus grand continent en développement, la Chine et l’Afrique ont toujours souscrit au principe de coopération mutuellement bénéfique et gagnant-gagnant sur la base de l’égalité et du respect, et ont donné un excellent exemple de coopération Sud-Sud.

Au cours des deux dernières décennies, l’Afrique a construit plus de 6.000 km de voies ferrées, 6.000 km de routes, près de 20 ports et plus de 80 grandes centrales électriques dans le cadre de l’Initiative la Ceinture et la Route (ICR), des “Dix projets de coopération” et des “Huit initiatives” proposés par la Chine.

Au cours de cette période, le commerce bilatéral a été multiplié par 20, et l’investissement direct de la Chine en Afrique par 100, permettant au continent d’adopter une trajectoire ascendante vers la prospérité. La coopération sino-africaine, en particulier dans le cadre de l’ICR, offre de réelles “opportunités chinoises” à ce continent en développement. En outre, la Chine et l’Union africaine ont récemment signé un accord pour promouvoir l’ICR en Afrique, qui s’articulera efficacement avec l’Agenda 2063 de l’Afrique, un plan visant à faire de celle-ci une future puissance mondiale.

Une lueur d’espoir pointe à l’horizon

En 2021, les défis demeurent, mais une lueur d’espoir pointe à l’horizon. Le commerce dans le cadre de la zone de libre-échange continentale africaine (ZLECA), qui couvre plus de 1,2 milliard de personnes, a débuté vendredi dernier, une étape importante pour la transformation et le développement de l’Afrique, offrant également à cette dernière comme à la Chine une occasion en or d’exploiter leur potentiel économique.

Pour le Nouvel An, la Chine et l’Afrique ont fixé des objectifs clairs dans leur feuille de route de coopération. Le Sénégal coprésidera cette année les réunions du FCSA. La Chine travaillera avec l’Afrique dans les trois domaines prioritaires de coopération en matière de vaccins, de reprise économique et de développement transformatif.

Au début du Nouvel An, la visite de Wang Yi, n’a pas pour seul objet de perpétuer la tradition, mais elle vise surtout à démontrer la détermination de la Chine à renforcer ses liens avec l’Afrique ainsi que la confiance dans le développement futur des pays africains. Apportant le soutien et l’expérience de la Chine dans la lutte contre la pandémie et la pauvreté, la visite de Wang YI, renforcera également la confiance et les efforts des pays africains dans leur propre lutte contre des difficultés similaires, insufflera une nouvelle vitalité à la coopération sino-africaine et permettra à leurs relations d’atteindre de nouveaux sommets.

La lutte solidaire contre le COVID-19

Cette année, face à l’irruption brutale de la COVID-19, la Chine et l’Afrique ont réagi avec efficacité et résisté à cette rude épreuve. Quand la Chine était en proie à la crise sanitaire, les amis africains ont apporté un soutien précieux. La lutte solidaire sino-africaine a montré au monde la détermination de la Chine et de l’Afrique à surmonter ensemble cette épreuve sanitaire.

La Chine soutient résolument la construction d’une Afrique unie et forte

A l’heure actuelle, la situation internationale traverse des changements profonds et complexes. La crise sanitaire jamais connue depuis un siècle s’accompagne de la multiplication des défis planétaires. C’est dans un tel contexte que le FCSA fête ses 20 ans. Le mois dernier, le Président Xi Jinping a participé successivement au Sommet des BRICS, à la Réunion des dirigeants des entités économiques de l’APEC et au Sommet des dirigeants du G20. Il a appelé la communauté internationale à fédérer les esprits et à promouvoir la coopération sur des sujets majeurs tels que la promotion coordonnée de la riposte sanitaire et du développement économique et social et le renforcement de la gouvernance économique mondiale, en vue de construire ensemble une communauté d’avenir partagé pour l’humanité. Ces propositions reflètent les aspirations communes de l’ensemble des pays en développement et convergent avec les idéaux et convictions que les pays africains ont toujours portés. La 5e session plénière du Comité central issu du 19e Congrès du PCC a adopté les Recommandations sur l’élaboration du 14e Plan quinquennal et des Objectifs à long terme pour 2035, et proposé de créer une nouvelle dynamique de développement où le circuit domestique est le pilier principal et que le circuit domestique et le circuit international se renforcent mutuellement et de construire une économie ouverte de plus haut niveau. Cela offrira plus d’opportunités au développement de l’Afrique. Ces dernières années, les pays africains ont œuvré activement à une Afrique unie et forte, en lançant la construction de la Zone de libre-échange continentale africaine et en concrétisant sans relâche le premier Plan décennal de mise en œuvre de l’Agenda 2063 de l’UA, libérant continument leurs potentiels de développement. La Chine entend œuvrer avec les amis africains pour associer en profondeur leurs plans de développement et générer sans cesse de nouvelles dynamiques de coopération.

Les relations se trouvent dans la meilleure période

Actuellement, les relations entre la Chine et les pays africains se trouvent dans la meilleure période de l’histoire, marquée par des échanges d’expériences en matière de gouvernance d’État approfondis. Face à une situation internationale complexe et changeante, la Chine et l’Afrique ont travaillé main dans la main pour défendre le multilatéralisme, rejeter l’unilatéralisme et le protectionnisme, défendre fermement l’ordre et le système internationaux centrés sur les Nations Unies, les Cinq Principes de la Coexistence pacifique et les autres principes fondamentaux régissant les relations internationales, ce qui a permis de préserver effectivement les intérêts communs des pays en développement et les intérêts de l’ensemble de la communauté internationale. La Chine soutient résolument la construction d’une Afrique unie et forte. Elle œuvre toujours à défendre les justes causes de l’Afrique dans les enceintes multilatérales, à appeler la communauté internationale à accroître l’attention et le soutien à la paix et au développement en Afrique, et à promouvoir activement la coopération avec l’Afrique dans le cadre de l’ONU, de l’Initiative « la Ceinture et la Route », du G20 et des BRICS. La Chine soutient l’UA, les organisations sous-régionales africaines et les pays concernés pour qu’ils jouent un rôle prépondérant dans le règlement des conflits régionaux, et s’oppose aux ingérences extérieures arbitraires dans les affaires intérieures des pays africains. Elle soutient la mise en œuvre par l’Afrique de l’initiative « Faire taire les armes en Afrique » et exhorte de lever le plus tôt possible les sanctions économiques sur le Zimbabwe et le Soudan. Les parties chinoise et africaine ont maintenu une coordination et une coopération étroites sur les questions internationales et régionales majeures telles que la réforme de l’ONU, le changement climatique, le Programme de développement durable à l’horizon 2030 et la lutte antiterroriste. Les pays africains ont de leur part accordé un soutien ferme à la Chine sur les questions touchant à ses intérêts vitaux et préoccupations majeures. Au débat général de la Troisième Commission lors de la 75e session de l’Assemblée générale des Nations Unies, 22 pays africains ont cosigné deux déclarations conjointes sur les questions liées à Hong Kong et au Xinjiang, six pays africains ont cosigné la déclaration conjointe sur la question liée à Hong Kong pour soutenir la position de la Chine, et 11 pays africains ont exprimé leur soutien à la position chinoise dans leurs interventions respectives. Les dirigeants africains, malgré les pressions extérieures, ont fait une appréciation objective des relations sino-africaines et appuyé le développement de la coopération avec la Chine.

Paix et sécurité

La Chine a pris une part active aux efforts de médiation sur les points chauds africains, soutenu les pays africains dans leur recherche de solutions africaines aux questions africaines, et fourni des équipements, matériels et formations en faveur des efforts africains de maintien de la paix et de la stabilité. En février 2019, le Dialogue sino-africain sur la mise en œuvre de l’initiative pour la paix et la sécurité s’est tenu à Addis-Abeba en Éthiopie. En juillet 2019, une centaine de représentants de haut niveau de 50 pays africains et de l’UA sont venus à Beijing pour le premier Forum sino-africain de la paix et de la sécurité. Dans l’exercice de la présidence tournante du Conseil de Sécurité de l’ONU, la Chine a pris l’initiative de tenir deux débats publics respectivement sur la piraterie et les vols à main armée en mer dans le Golfe de Guinée et sur le renforcement des capacités africaines dans les domaines de la paix et de la sécurité. Elle a œuvré à la concrétisation du Fonds de coopération Chine-Afrique pour la paix et la sécurité et accéléré celles des 100 millions de dollars d’aides militaires sans contrepartie et des 80 millions de dollars d’aides militaires supplémentaires à l’UA, dont 300 millions de yuans ont été affectés pour soutenir la construction des forces conjointes du G5 Sahel. La Chine a envoyé six flottes dans le Golfe d’Aden et au large de la Somalie pour des missions d’escorte, et des Casques bleus ou des observateurs militaires de l’ONU dans les pays et régions dont le Mali, la République démocratique du Congo, le Soudan, le Soudan du Sud et le Sahara occidental. 45 des 50 projets d’aide en matière de sécurité ont été approuvés au Nigéria, en Somalie et dans d’autres pays.

Soutien financier de 60 milliards de dollars : Le fonds spécial de dix milliards de dollars pour le financement du développement et le fonds spécial de cinq milliards de dollars pour le financement des importations en provenance de l’Afrique ont été utilisés respectivement à 94% et à 100%. 57,8% des 15 milliards de dollars d’aides sans contrepartie, de prêts sans intérêt et de crédits préférentiels ont été concrétisés. La ligne de crédit de 20 milliards de dollars a été matérialisée à 69%. Et ont été réalisés 66% des dix milliards d’investissements supplémentaires d’entreprises chinoises en Afrique. La Chine a travaillé à la mise en œuvre de l’annulation, en faveur des pays les moins avancés (PMA), des pays pauvres très endettés (PPTE), des pays en développement sans littoral (PDSL) et des petits États insulaires en développement (PEID) de l’Afrique qui ont des relations diplomatiques avec la Chine, de leurs dettes non remboursées liées aux prêts intergouvernementaux sans intérêt arrivant à échéance fin 2018. Elle a signé avec 12 pays des accords d’annulation de la dette, le montant concerné s’élevant à 1,125 milliard de yuans.

Jules TIENDREBEOGO

 

Fermer le menu
nec vel, tristique mi, Sed dictum non risus. Aliquam sem, ipsum amet,