Culture et extrémisme violent: Les valeurs ancestrales pour extirper la violence de nos sociétés

Le dimanche 18 octobre 2020, Abdoul Karim Sango, ministre de la Culture, des Arts et du Tourisme, a animé une conférence publique au profit de lycéens et étudiants de Bobo-Dioulasso. L’apport de la culture face à l’extrémisme violent, dans un monde globalisant, est le plat de résistance de la conférence. Face aux mots choisis et la manière de les rendre, les élèves et étudiants ont été des plus satisfaits.

Le ministre Abdoul Karim Sango de la Culture, des Arts et du Tourisme lors de la conférence publique ce dimanche 18 octobre 2020 à Bobo-Dioulasso

D’entrée de jeu, le ministre Abdoul Karim Sango a rappelé que sa communication est la synthèse du message du colloque national sur culture et extrémisme violent, tenu au Sahel. La recrudescence de la violence est de loin incompatible avec les valeurs défendues par nos cultures ancestrales. Le ministre de la Culture a donc visité ce riche patrimoine ancestral, pour convaincre son auditoire de l’importance d’un retour à la réalité locale. Toute chose qui met « L’humain” au centre de tout. Car, ”ce qui manque à l’humanité, c’est l’humain”, a toujours interpellé le ministre Abdoul Karim Sango. Tout développement (économique ou social), a pour moteur, « un vivre ensemble paisible ». Autrement, il n’y a point de développement.

“En prenant appui sur quelques valeurs culturelles clés de référence, nous essayerons de montrer comment cela devrait constituer une source d’inspiration pour nous aujourd’hui. Historiquement, nos communautés ont longtemps vécu en très bonne intelligence dans la diversité culturelle et le modèle burkinabè est cité en exemple dans plusieurs foras. Nous l’avions indiqué quelques jours aux Nations Unies, l’étranger est présenté dans plusieurs de nos traditions comme étant un envoyer de Dieu, dont il faut prendre soin pour bénéficier des faveurs de Dieu…”, a informé le ministre. Il continue en précisant qu’en “Afrique, ôter la vie à un innocent apparaissait comme un des crimes les plus graves. Ainsi, le sang versé d’un innocent obligeait à procéder à des rites importants en vue de conjurer les mauvais sorts pouvant s’abattre sur la communauté”. Ce retour au passé culturel du conférencier du jour, avec la modération d’un historien en la personne de Doti Bruno, l’auditoire est resté concentré durant la présentation.

Les participants sont restés concentrés du début à la fin de la communication du ministre Sango

Les participants à la conférence ont profité de l’occasion, pour mieux s’informer sur des points de la culture dont ils avaient des notions. Ils ont aussi souhaité que l’occasion qui leur a été offerte de faire corps avec des pans de la culture africaine, soit non seulement renouvelée, mais aussi que cela soit inscrit dans l’agenda des lycées et universités. Ce souhait des participants est aussi celui du modérateur et du coordonnateur de la conférence, Léon Sanou, professeur de français. Prévue pour durer une trentaine de minutes, la conférence a duré plus. C’est avec une satisfaction générale que les participants ont quitté la salle bleue de la maison de la Culture Anselme Titianma Sanon, lieu de la conférence.

Souro DAO

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