Dédicace de « Ma plume, mes réalités » : W. Céline Ouédraogo décrit ses réalités à travers 23 poèmes

Greffier en chef de son état au tribunal de grande instance Ouaga II, W Céline Ouédraogo est passionnée de lettres. Cette passion l’a conduite à mettre sur papier son premier chef d’œuvre littéraire. Un recueil de 23 poèmes qui a été dédicacé, le vendredi 26 juin 2026, en présence du préfacier, camarade Abdoul Karim Sango.

 

“L’écriture est l’endroit où je dépose mes fardeaux”, dit l’auteure. En effet, à travers ce recueil de 23 poèmes, elle prend sa plume pour dire ses réalités. Ce recueil insistera-t-elle, “c’est la fierté d’une personne qui sort de l’ombre pour célébrer sa vie, sa profession et son pays ; fierté d’offrir au monde des mots nés du vécu”. Camarade W Céline Ouédraogo traduit tous ces ressentis après l’écriture de ce recueil. « J’ai écrit non pas pour devenir écrivaine, mais parce que j’avais des choses à dire, des choses que le silence ne pouvait plus contenir ; des joies trop grandes pour rester enfermées, des douleurs trop lourdes pour être portées seule. Alors, j’ai écrit sur les héros de la nation (nos FDS et VDP), sur ma profession de greffier (ses hommes et femmes qui dans l’ombre servent avec dévouement), sur ma mère. Puis j’ai célébré la femme. J’ai aussi écrit sur l’amour, sur le silence que l’on croit vide, pourtant plein de ce que l’on n’ose pas dire ». Dans « Ma plume, mes réalité », elle dit avoir choisi le message avant les mots, car c’est le message qui touche le cœur et transforme l’âme. Donc « Ma plume, mes réalités », « ce sont mes réalités que j’ai voulues partager », dira-t-elle.

Pour le préfacier de l’œuvre et parrain de la dédicace, camarade Aboul Karim Sango écrire des poèmes est doublement difficile. C’est pourquoi, il a traduit sa fierté d’avoir été le préfacier du recueil. Le président de la SAGES, Abubacar Dao, qui a présenté l’œuvre, la décrira en ces termes : « à travers les 62 pages de ce recueil paru en 2025, l’auteure ne se contente pas d’aligner les mots, elle crée, célèbre mais surtout elle mobilise.  C’est une œuvre profondément ancrée dans l’actualité brulante du Burkina. Son analyse révèle trois grands axes : l’hommage patriotique aux forces combattantes, le cri de douleur face au terrorisme et la célébration de la justice, du quotidien de la souveraineté retrouvée. Si on s’intéresse à l’architecture thématique, la cohérence de l’œuvre, et l’esthétique des titres, c’est une œuvre poétique d’une force rare ». Le recueil suit un cheminement allant de la cité vers l’individu, de l’amour vers la conscience, de la blessure vers la guérison. La représentante du ministre de la Communication, la chargée de mission Tanly Alimata Sawadogo, soulignera que son œuvre va venir compléter le patrimoine littéraire. L’œuvre est disponible depuis le lundi 29 juin 2026 au prix unitaire de 4000 FCFA dans les librairies Mercury, Jeunesse d’Afrique.

Firmin OUATTARA