Le nommé D.A est agent de sécurité dans une entreprise, âgé de 51 ans. Il a comparu devant le juge, le vendredi 06 février 2026 pour des faits de diffamation, de discrimination et d’injures publiques au préjudice de Mahamadou Barry, promoteur de Babali.
Des faits, il ressort que D.A a qualifié le promoteur de Babali, Mahamadou Barry, de terroriste. En effet, il a commenté sur le réseau social Facebook une des photos de Mahamadou Barry prise lors de l’Assemblée générale de l’association WALDE FULBE des Peulhs du Burkina . En commentaire, il a écrit sous la photo publiée sur Facebook, « le terro ».
Le même D.A aurait fait d’autres écrits à travers son propre compte Facebook tendant à des injures et à une discrimination contre Mahamadou Barry au regard de son appartenance ethnique, le qualifiant de terroriste. C’est après avoir pris connaissance de ces faits que le promoteur de Babali a porté plainte, le 09 janvier 2026, devant la Police judiciaire. Celle-ci a mené des investigations qui ont permis de mettre aux arrêts D.A. Déféré devant le parquet, il a été placé sous mandat de dépôt à la Maison d’Arrêt et de Correction de Bobo-Dioulasso.
À la barre
Le dossier a été examiné le vendredi 06 février 2026 devant le tribunal correctionnel de Bobo-Dioulasso. Le prévenu a reconnu les faits de diffamation. Avant de présenter ses moyens de défense, il a demandé humblement pardon à la victime.
» Je n’avais pas porté mes verres ce jour -là. Donc ce qui fait que j’ai confondu la photo de Mahamadou Barry avec celle d’une autre personne. Je n’ai pas commenté avec arrière pensée, je n’ai rien contre Mahamadou Barry. Je regrette humblement mon acte. Ce monsieur a trop fait pour ce pays. Vraiment, je lui demande une fois de plus pardon », a laissé entendre le prévenu.
Lors des interrogatoires à la barre, le juge demande au prévenu par quel canal il a qualifié la victime de terroriste?
« Sur mon compte Facebook », a t-il répondu.
Que signifie « terro », selon vous? Questionne le juge.
» Terroriste « , a-t-il prononcé.
La victime
» Je ne suis pas du tout content des agissements du prévenu ici présent », a relevé Mahamadou Barry. Il a profité demander au tribunal d’éduquer et de sensibiliser les gens à travers ce procès sur une utilisation responsable des réseaux sociaux afin d’éviter d’autres faits similaires.
Avocat de la victime
Selon Maître Ramdé de la SCPA Excelliim Conseils, avocat de Mahamadou Barry, » les faits sont très malheureux .À cause de ces genres d’accusations sur les réseaux sociaux, de nombreuses personnes ont été lynchées et d’autres sommairement exécutées « .
Pour Maitre Ramdé « mon client est responsable d’une grande entreprise qui emploie de nos jours plus de 800 personnes. C’est un grand bâtisseur. De tels faits sont de nature à porter atteinte à son image et à son honneur ».
À la fin de ses plaidoiries, l’avocat de Mahamadou Barry a demandé que le tribunal déclare D.A coupable de diffamation et le condamne à une peine exemplaire. Se constituant partie civile, il a réclamé au nom de la victime 1 F CFA symbolique.
L’avocat de la victime sollicite aussi du tribunal de condamner le prévenu à faire publier l’extrait de la décision qui sera prononcée dans au moins deux journaux ainsi qu’à travers le canal par lequel il a diffamé son client .
Réquisitions
Pour le parquet, ces faits sont assez graves et sont en lien avec l’utilisation irresponsable des réseaux sociaux. « Un terroriste aujourd’hui, est un ennemi de la nation. Qualifier quelqu’un de terroriste sur la base de rien, le met en danger », a fait observer le parquet.
Dans ses réquisitions, le parquet l’a renvoyé des fins de poursuites pour des faits de discrimination et d’injures publiques. Sur les faits de diffamation, le ministère public a estimé que D.A est coupable. Pour condamnation, il a requis 06 mois de prison avec sursis et une amende ferme de 500 000F CFA .
Le procureur a également requis à ce que le tribunal condamne le prévenu à publier l’extrait de la décision sur sa page Facebook.
En dernier mot, le prévenu a demandé pardon.
La décision sera connue, le vendredi 13 février 2026.
B.A.D
