Divagation des animaux en milieu urbain : Quand citoyens et bétail se disputent la chaussée

Des animaux domestiques laissés à eux-mêmes circulent au même titre que les citoyens dans les rues de la ville de Bobo. Cela engendre d’énormes conséquences et perturbe l’ordre public.

On le dit et on continue toujours de le dénoncer. L’élevage des animaux ne doit pas se faire en ville. Les hommes et les animaux ne se sont pas fait pour cohabiter en milieu urbain, encore moins être dans la circulation ensemble. Malheureusement, c’est à ce constat amer qu’on assiste dans la plupart des rues de la ville de Bobo. On y voit circuler des animaux domestiques de toutes espèces : des bovins, des ovins, des caprins, des canins…

De l’avis de citoyens, cela n’est pas sans conséquence sur l’environnement et sur la vie des populations. Ce phénomène entraîne la détérioration de l’environnement, la compromission des aménagements, des espaces verts et pire, entraîne de nombreux accidents de circulation, sans compter les dégâts matériels causés aux vendeuses dans les marchés de la ville.

Au secteur 4 de bobo au quartier Kôkô, la divagation des animaux domestiques est devenue un véritable cauchemar pour les vendeuses de condiments. « Vraiment les animaux nous font beaucoup de torts. Ils viennent brouter chaque jour les produits que nous vendons. Nous les chassons en vain. Cela entraîne d’énormes pertes à notre niveau », dit Alima Sanou, vendeuse au marché de Kôkô.

De même au quartier Accart Ville les habitants ne cessent de se plaindre. Les animaux sont dans les rues, rentrent dans les concessions, souvent même dans les services et bloquent la circulation. « La fois passée, un bœuf a voulu soulever à l’aide de ses cornes un passant sur une moto », témoigne un mécanicien de la place à Accart ville. « La faute n’est pas aux animaux, mais à leurs propriétaires. Ils savent bien ce que font leurs animaux, mais cela ne leur dit rien. L’élevage, même s’il doit se faire en ville, doit être encadré », propos de MS, nom d’emprunt.

Il faut noter que l’élevage en milieu urbain est interdit selon l’article 39 du code de l’hygiène publique. Plus loin, le code général des collectivités donne plein pouvoir à toute autorité compétente de mettre fin à la divagation des animaux en ville. Au regard des conséquences que ce phénomène engendre, toute action de l’autorité compétente en vue de mettre fin à cela serait la bienvenue.

Ibrahim GUIRE (Stagiaire)

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