Echanges président du Faso-jeunes à Koudougou : Face à la crise sécuritaire, Roch demande l’indulgence de la jeunesse

Le président du Faso, Roch Marc Christian Kaboré, a échangé le 09 octobre 2021 avec les jeunes des 13 régions sur leurs préoccupations. Au cours de ces échanges, Roch Marc Christian Kaboré a demandé aux jeunes d’avoir une certaine indulgence au regard du contexte sécuritaire du pays. C’était lors du Forum national des jeunes qui a eu lieu du 07 au 09 octobre dernier à Koudougou.

Comme à l’accoutumée, la séance des échanges directs avec le président du Faso donne l’occasion aux jeunes d’exprimer leurs préoccupations et leurs attentes. Pour l’édition 2021, les principales préoccupations soulevées par les jeunes sont notamment  la création et le renforcement des lycées techniques et professionnels ; l’employabilité et l’entreprenariat des jeunes et le financement de leurs initiatives dans ce contexte sécuritaire difficile ; la construction d’infrastructures routières, universitaires  et sanitaires ; la réforme de l’enseignement ; l’aménagement et la réhabilitation de certains barrages. Les jeunes ont également demandé l’implantation d’usines pour la transformation des produits locaux ; l’ouverture de filières professionnalisantes et la mise en place d’un plan de réinsertion sociale des jeunes déplacés pour cause d’insécurité.

Le Conseil national des jeunes du Burkina Faso (CNJ-BF) dont le bureau a été renouvelé à cette édition, a reformulé des recommandations parmi lesquelles on peut citer l’allocation d’au moins 10% du budget de toutes les collectivités (Communes et Conseils régionaux) pour le financement des projets et des initiatives des jeunes d’ici 2023 ; la reconnaissance des titres et diplômes professionnels du ministère de la Jeunesse à savoir le CQP, BQP, BPT, BPTS, dans les conventions collectives avec le secteur privé et le recrutement de l’Etat d’ici fin 2022. Le CNJ-BF recommande également l’augmentation d’au moins 50% du budget du Fonds d’appui aux initiatives des jeunes(FAIJ) d’ici fin 2022 et la dotation du Conseil d’un terrain d’une superficie d’au moins 5 000 mètres carrés dans la commune de Ouagadougou et environs pour la construction de son siège national et d’un complexe sportif d’ici fin 2022. A travers des motions et résolutions, les jeunes se sont engagés à soutenir les FDS et les VDP dans la lutte contre le terrorisme  et à accompagner le processus de réconciliation en.

Le Gouvernement promet de continuer à accompagner la jeunesse

Faisant suite aux doléances des jeunes, certains ministres ont apporté des éclaircissements sur les préoccupations en lien avec leur département. Prenant la préoccupation des infrastructures sanitaires, le ministre de la Santé, Charlemagne Ouédraogo a informé que l’entreprise sélectionnée pour les travaux de l’hôpital de référence de Bobo-Dioulasso arrive le 16 octobre prochain pour le démarrage des travaux.  A propos de l’insécurité, Maxime Koné, ministre de la Sécurité  a informé de l’adoption en Conseil des ministre du 06 octobre dernier des document de la politique de sécurité national, de la stratégie de sécurité nationale et de la stratégie de lutte contre le terrorisme  qui serviront de référentiel d’alignement stratégique pour toutes les actions sécuritaires.

Ces documents relèvent selon lui une approche holistique de la sécurité qui fait monter en surface trois éléments à savoir la prise en compte de la sécurité humaine, la corrélation qui doit exister entre la sécurité et le développement et la prise en compte de la dimension transversale de la sécurité. Ecoutant avec grand intérêt les doléances exposées par les jeunes, le président du Faso, Roch Marc Christian Kaboré a indiqué, « le Burkina est composé de 45 régions. C’est légitime que chacun voit le développement de sa province, mais le gouvernement est obligé de voir le développement de tout le Faso. Cela veut dire qu’il y a des choix à opérer qui ne sont pas forcément les attentes que chacun a dans sa région, mais qui sont des choix nécessaires parce que nous devons mettre en œuvre un développement équilibré de l’ensemble des régions. Ce qui n’est pas simple à faire. C’est pourquoi, je demande aux jeunes d’avoir une certaine indulgence parce que nous avons des priorités. Il y a des priorités dans les priorités. Au-delà du développement, on est confronté à une guerre à laquelle on doit faire face».  Reconnaissant la nécessité pour le gouvernement de respecter les engagements pris, le président du Faso a rassuré les jeunes que le gouvernement va continuer à s’investir pour les accompagner la jeunesse face à certaines de ses préoccupations. Car selon lui, l’épanouissement de la jeunesse passe nécessairement par un environnement de sécurité et de stabilité sociale.

Aïcha TRAORE

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