Du 13 au 15 juillet 2025, l’École Supérieure des Métiers Ferroviaires (ESMF), créée par SITARAIL, participe à la 10ème édition de la Semaine nationale de l’Information et de l’Orientation (SIO). Cet événement, placé sous le thème « Initiative présidentielle pour une éducation de qualité pour tous : repenser l’orientation universitaire pour une employabilité durable », vise à sensibiliser les nouveaux bacheliers aux possibilités d’orientation post-baccalauréat.
La Semaine nationale de l’Information et de l’Orientation (SIO) est un événement important pour les étudiants burkinabè qui envisagent de poursuivre leurs études supérieures. C’est un évènement qui réunit les universités publiques, les Institutions privées d’enseignement supérieur (IPES) ainsi que les structures en charge de la fourniture des services sociaux aux étudiants. L’ESMF, fondée pour répondre aux besoins croissants du secteur ferroviaire en Afrique de l’Ouest, a saisi cette occasion pour la 3ème fois consécutive pour présenter ses filières et offres de formation aux futurs étudiants sur leur orientation post-bac. L’établissement offre des cursus en trois filières à savoir : exploitation; Voie et bâtiment et en Matériel et traction, soulignant la montée en puissance de ce secteur clé pour le développement économique régional. La filière « Exploitation » est dédiée à l’exploitation du chemin de fer, c’est-à-dire tout ce qui a trait à la sécurité du chemin de fer, à la logistique ferroviaire. Cette filière accueille tous types de bacheliers. La filière « Voie et bâtiment » est dédiée aux infrastructures ferroviaires, tout ce qui a trait à la pose de la voie, l’entretien de la voie, aux ouvrages d’art et aux bâtiments. Cette filière accueille les bacheliers scientifiques, techniques et professionnels. La filière « Matériel et traction » est dédiée à l’entretien et à la réparation de la locomotive (mécanique, électricité, thermique) et de ses accessoires qui sont les wagons. Le stand de l’ESMF a attiré de nombreux visiteurs, jeunes et familles, désireux d’en savoir plus sur les carrières offertes par le secteur ferroviaire.
Une rencontre enrichissante avec les futurs professionnels et leurs parents
Dans ce stand interactif mis en place par l’école pour présenter la diversité des formations proposées, les visiteurs ont pu découvrir entre autres, des images de formation et des opérations de maintenance. Les échanges avec l’équipe de l’ESMF ont permis aux jeunes visiteurs de mieux comprendre les opportunités professionnelles qu’offre ce domaine en pleine expansion, notamment avec la modernisation du réseau ferroviaire. Une rencontre enrichissante avec les futurs professionnels et leurs parents. C’est le cas de Salomon Boni, étudiant en Master 2 en agronomie qui vient de découvrir l’école. « Je suis ici pour prendre des informations pour pouvoir orienter mes jeunes frères et sœurs dans leurs orientations. Je ne connaissais pas l’école, mais je viens de voir qu’elle offre de bonnes opportunités. Je vais la conseiller vivement à mes frères et sœurs », a-t-il laissé entendre. L’ESMF a été créée en 2016 à Bobo-Dioulasso par la Société Internationale de Transport Africain par Rail (SITARAIL). Elle est, selon le représentant de SITARAIL Burkina, Sibnoaga Alexis Ouédraogo, la première école dans ce domaine créée et gérée par une entreprise au niveau de l’Afrique de l’Ouest. Les étudiants qui sortent de cette école constituent la première matière pour le chemin de fer, parce que ce domaine est spécifique où la ressource est rare sur le marché. Pour lui, « nous avons créé cette école pour nous même, mais elle peut servir à d’autres entités. A ce jour, nous avons formés plus de 160 étudiants avec un taux d’absorption assez intéressant. Cela veut dire que nous arrivons déjà à consommer ceux que nous formons. Les autres arrivent également à trouver la place ailleurs, notamment dans les mines, les BTP et d’autres entités ».
Présente au niveau du stand de l’ESMF, Aïssa Sawadogo/Kaboré est un produit de cette école. Issue de la promotion 2016-2017 de la filière Exploitation, elle confie que « la formation au début n’a pas été simple. La théorie ça va, mais quand on est passé à la pratique, ça n’a pas été simple surtout pour une femme parce qu’il y a des travaux de nuit. Mais c’est quand même passionnant et je m’y plais bien ». Elle invite les nouveaux bacheliers et d’autres personnes à s’inscrire dans cette école qui offre des formations qualifiantes et professionnelles. « Le chemin de fer au Burkina a de l’avenir, il fonctionne normalement. J’invite également les femmes de le faire, avec la volonté, on le fait bien », dit-elle.
Aïcha TRAORE
