Enseignement scientifique : Huit lycées scientifiques pour promouvoir l’excellence

Après celui de Bobo-Dioulasso le 1er octobre 2020, c’était au tour du lycée scientifique national de Ouagadougou d’être inauguré le 3 octobre  dernier.  C’était en présence du ministre de l’Education nationale, de l’Alphabétisation et de la Promotion des Langues nationales, Stanislas Ouaro et de la Représentante résidente de la Banque Mondiale (BM), Maïmouna Mbow Fam.

Coupure de ruban par les autorités

Entièrement financé par la Banque Mondiale (BM) et situé dans le village de Koankin 2 dans la commune de Tanghin Dassouri, le lycée scientifique national de Ouagadougou est composé d’un bâtiment administratif, d’un bloc pédagogique, d’une salle polyvalente, de salles d’études, d’un restaurant, d’une infirmerie, de logements et biens d’autres annexes. La construction de cette nouvelle infrastructure scolaire selon le ministre de l’Education nationale, Stanislas Ouaro, est la matérialisation de l’engagement du président du Faso, Roch Marc Christian Kaboré qui, dans son programme de société, avait promis d’orienter le maximum d’élèves vers l’enseignement des sciences, de la technologie et des mathématiques communément appelé STEM. Toute chose qui passe nécessairement par des infrastructures de qualité. C’est dans ce sens qu’il est prévu la construction de trois lycées scientifiques nationaux, (deux à Ouagadougou et un à Bobo) et un lycée scientifique régional dans chaque chef-lieu de région. Le ministre a expliqué  qu’à la date du 03 octobre 2020, ce sont au total 8 lycées scientifiques qui ont été construits, dont 2 régionaux avec le budget de l’Etat, 2  avec l’appui de la Fondation Orange et deux avec la Banque Mondiale (BM),  d’un coût de 3 milliards de FCFA avec tous les équipements y compris par lycée scientifique. Il a laissé entendre que : « en 2017, le Burkina Faso avait 140 candidats au baccalauréat série C. On ne peut pas se développer dans ces conditions. On a besoin de plus de scientifiques, d’un équilibre dans les disciplines. C’est pour cela que cette idée est née. Pour le baccalauréat série C, on est passé de 140 à 341 candidats à la session de 2020. On espère d’ici 5 ans atteindre 2000 candidats». Cette performance a été saluée par la Représentante résidente de la Banque Mondiale, Maïmouna Mbow Fam qui a témoigné la satisfaction de son institution. Pour prouver cette satisfaction, Maïmouna Mbow Fam a rappelé que : « nous avons, en début de semaine, signé un accord de financement additionnel de 56 milliards de FCFA qui est le double du financement initial qui a permis entre autres de financer ces deux lycées ». Ce don de l’avis du ministre de l’Education nationale, va permettre de construire les autres lycées scientifiques qui restent, mais aussi de construire les centres de préparation au concours d’agrégation (1 à Ouagadougou et 1 à Bobo-Dioulasso) ; et aussi des centres de formation en classe préparatoire d’entrée dans les grandes écoles à Ouagadougou et à Bobo-Dioulasso, et qui seront gérés par l’enseignement supérieur. Ces lycées ont pour vocation de promouvoir l’excellence et vont permettre de former de futurs scientifiques afin de développer des solutions innovantes qui répondent aux nouveaux défis et de mettre en œuvre les technologies qui amélioreront la qualité de vie des Burkinabè.

Aïcha TRAORE

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