Fait de chez nous : « Ni ma fissa-ni sachets noirs yé wa » ? *

Antou, jeune épouse d’un Ladji et riche commerçant, dépérissait malgré toute l’attention de son époux à son égard. Antou ne manquait de rien. Son habillement et autres produits cosmétiques coutaient des centaines de milliers de francs CFA. Son époux Ladji payait les frais d’entretien de Antou sans un moindre calcul. Presque chaque soir, en rentrant de la ville, Ladji achetait de la viande de gibier pour Antou, soit du poulet ou du poisson braisé. Il faisait de sorte que le contenu du sachet noir soit varié. Rien ne manquait à Antou. Mais, la jeune dame dépérissait sur ses pieds. Elle ne souffrait pourtant pas d’une maladie. En tout cas, c’est le résultat du bilan sanitaire demandé par son époux, Ladji lui-même.

Un jour, Ladji dans une causerie, en parle à son ami. Sans détour, son ami lui demande, s’il fait l’amour à Antou ? Ladji répond par la négation. « Mon type, ne cherche pas loin. Ta femme manque de sexe et c’est ce qui la rend malade. Dès ce soir, donne-lui une dose et tu m’en diras des nouvelles ». Ladji n’y croit pas. Car sa philosophie à lui, Antou étant la première de ces trois épouses, mérite repos au plan sexuel. Erreur ! Antou est certes la première. Mais très jeune en âge. Elle est même plus jeune que la deuxième épouse de son mari de 4 mois. Mais comme elle est la première épouse de Ladji, monsieur a souhaité lui donner repos au plan sexuel. Par pudeur et surtout le respect pour son époux (la religion oblige), Antou se gardait de réclamer le sexe. Elle en soufrait intérieurement, d’où son dépérissement.

Ladji prend note du conseil de son ami. Le même soir, il va non seulement remettre à Antou comme d’habitude un sachet noir, mais aussi passe la nuit avec elle. Ladji est l’homme de la maison. C’est pourquoi sa décision n’a pas été contestée par la femme qui avait droit au lit ce jour. Il l’informe simplement de ce qu’il passera la nuit avec Antou. Et c’est ce qui fut fait. Après une longue rupture sans sexe, Antou était des plus heureuses la nuit où elle a passé de bons moments avec Ladji. Elle va même l’exprimer en ces mots, « Ni ma fissa ni sachet noir yé wa* ? ». Pour dire que ce que Ladji a fait avec elle, « Ne vaut-il pas mieux que les « sachets noirs » qu’il lui donne chaque soir » ? Le lendemain, Ladji félicite son ami. « Merci de m’avoir bien conseillé. Tu as raison mon type. Ma femme m’a confirmé que ce qu’on a fait la nuit vaux mieux que les sachets noirs que je lui donne tous les jours ». Certainement que des femmes mariées, sinon même des maris souffrent de cette situation à l’image de Antou. Alors, toi qui n’y penses pas, inspires-toi de ce cas pour faire plaisir à ton époux/épouse.

 

* Cela ne vaut-il pas mieux que les sachets noirs ?

Souro DAO/L’Express du Faso

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