Fait de chez nous : «Pascal, je suis morte…» fin

Si on te fait une promesse pour le matin, la nuit devient longue pour toi. C’est ce qui est arrivé au frère aîné de Viviane, car tenant à préserver le mariage de sa sœur, il n’a pas fermé l’œil toute la nuit. Tôt le matin, il est arrivé chez Grégoire qui s’apprêtait pour son lieu de travail. Après le départ de Grégoire, avec sa sœur, ils se pointent à l’atelier de Pascal où ils trouvent ce dernier qui vient juste d’arriver sur les lieux. Pascal prit de panique dès qu’il voit Viviane avec un homme pour une visite si matinale. Craignant que ce ne soit le mari trompé, mais il s’efforce de se maîtriser et demande l’objet de leur visite. Le frère de Viviane lui répond que c’est lui qui l’aurait téléphoné hier pour une commande. Pascal est un peu rassuré. Il demande le besoin de monsieur. Contre toute attente, le frère de Viviane s’adresse à Pascal sur un ton sévère : «Voilà, en réalité je viens chercher l’armoire que tu as promis à ma sœur pour qu’elle puisse garder son foyer. Dans le cas contraire, tu m’obligerais à faire ce que je ne veux pas faire. Donc, oui ou non, l’armoire est-elle disponible ?»
Malheureusement pour Pascal, il venait de confectionner une armoire pour une commande qui devrait être livrée ce jour-même. Le hic est que cette armoire était confectionnée à une valeur vertigineuse dont aucune des copines de Viviane n’a bénéficiée. Sans chercher à comprendre, il ordonne à sa sœur de trouver un taxi pour embarquer l’armoire malgré les supplications de Pascal.
C’est plutôt un tricycle que Viviane trouve qui sera obligé de faire deux voyages entre l’atelier de Pascal et le domicile de Grégoire pour déposer l’armoire qui est en démontable.
Le mari de Viviane rentre le soir trouver une armoire qui occupe presque la moitié de son salon et il ne dit mot. Sa femme non plus n’a pu lui faire le compte-rendu. Le lendemain du bonheur, le frère de Viviane se fait accompagner des vieux pour présenter l’armoire à Grégoire et lui demander de pardonner sa femme surtout à cause des enfants. Le mari de Viviane est favorable à la démarche et dit être reconnaissant envers la délégation. Un des vieux pose la question à Grégoire de savoir pourquoi il a tenu que l’armoire soit rendue à sa femme ? Il répond tout simplement que c’est pour ne jamais oublier l’acte de sa femme qu’il a exigé la présence de l’armoire. Comme ça chaque fois, l’armoire va lui rappeler que sa femme l’a trompé à cause du matériel. Il conclut en disant : «A comportement de mouton, réaction du berger». Ensemble, ils ont fumé le calumet de la réconciliation. Mais quand le couple s’est retrouvé seul, Grégoire demande à sa femme qu’il ne veut voir aucun objet lui appartenant, classé dans l’armoire-là si toutefois elle voulait la paix. Depuis ce jour, l’armoire est devenue encombrante pour les deux mais doit demeurer dans la maison. Selon Francis Bacon, «De la méditation naît la sagesse» ; alors, cette pensée illustre bien que Viviane doit changer de comportement pour mériter la confiance de son mari. Ainsi prend fin de l’histoire de Pascal et Viviane.

Siaka SANON

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