Fait de chez nous : «Pascal, je suis morte…» suite

Grégoire est accueilli au seuil de la porte par ses deux enfants qui lui ont exprimé leur joie de le voir rentrer à la maison.

Avec ceux-ci, ils s’installent à l’intérieur et il leur demande où était allée leur maman. Ils livrent la version de Viviane à leur papa. D’accord, vous avez déjà mangé ? Leur demande-t-il. Et il est rassuré par la réponse des enfants. Il prend une douche rapide et se place devant la télé pour suivre le journal. Comme le lendemain est jour ouvrable, les enfants demandent d’aller au lit et souhaitent bonne nuit à leur papa.

Grégoire s’est même endormi au salon devant la télé croyant que son épouse Viviane va faire son apparition d’un moment à l’autre. Mais que nenni ! Aux environs de 3 heures du matin, il rejoint sa chambre pour mieux se reposer. Jusqu’au petit matin, point de Madame. Les enfants se réveillent sans leur maman et demandent à Grégoire si Viviane n’est pas rentrée depuis la nuit. En bon père de famille, il rassure les enfants que leur maman était venue au moment qu’ils dormaient et elle a demandé à aller rester avec sa camarade qui est malade depuis trois jours. Mais qu’elle ne tardera plus à rentrer à la maison. Il est l’heure pour les enfants d’aller à l’école, Grégoire les dépose et laisse quelques jetons à ses progénitures qui ne retournent qu’au soir à la maison car ils mangent à la cantine de l’école à midi.

De l’école des enfants, Grégoire fait un tour dans sa belle famille afin de s’assurer si son épouse y était. Il faut noter que la ville de résidence du couple n’est pas la ville natale de Grégoire, mais celle de son épouse Viviane. Il gare à la porte, Viviane connaît le bruit de la moto de son mari et devine que c’est lui qui est arrivé. Rapidement, elle prend un seau d’eau pour se précipiter dans la douche afin de ne pas croiser ne serait-ce les regards de son mari. Il salue respectueusement ses beaux parents avant de décliner la raison de sa visite matinale. En ces termes, il s’adresse au père de sa femme : «Papa, depuis hier je suis rentré du service, je n’ai pas trouvé ma femme à la maison et son téléphone est à la charge. Toute la nuit, je suis resté à l’attendre mais en vain. C’est pourquoi, je suis passé ce matin pour voir si elle est venue ici. Comme sa maman est un peu souffrante, je me suis dit qu’il y avait des soucis sanitaires et elle n’a pas pu rentrer. Je viens de déposer les enfants à l’école ».

« Quoi !! Viviane n’a pas dormi à la maison ? Mon fils, merci de venir. C’est très tôt ce matin avant 6 heures qu’elle a frappé à la porte. Pris de peur, nous l’avons questionnée qu’est-ce qui l’amène, mais elle n’a pas donné de réponse. Comme tu es là, tout va se régler. Elle est en train de se laver », sont les propos du père de Viviane.  Grégoire de répliquer : « Non papa. Je suis juste venu me rassurer si elle était ici. Je dois déposer mon patron sur un chantier avant 7 heures 30. Donc je vais demander à aller au service ». Sur ce, il est parti sans autre forme de procès créant des irritations dans la famille. Dans la douche, Viviane a suivi toute la conversation de son mari avec son papa. Comme par malheur, le grand frère de Viviane, ce jour avant d’aller à son service a fait un tour chez ses parents pour les saluer. Ce dernier trouve son papa dans les angoisses et demande la cause. Le vieux a tout expliqué au frère de Viviane qui est resté bouche-bée quelques minutes avant de dire « papa, à la descente je reviens », pour dire selon Joseph Joubert, « les frontières de la sagesse sont inexplorées ». Que fera ou dira Viviane à la sortie de la douche à son père après le départ de son mari et de son frère ? Le reste de l’histoire prochainement.

Siaka SANON

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